UA-73135419-1

29/01/2016

Laissez-nous la cour du MAH!

1454062391270.jpg
Poétiques, dépaysantes, artistiques, paisibles… Certaines cours de musées abritent des jardins magnifiques dans lesquels on peut se reposer après la visite, boire un verre au frais sous les arbres, ou simplement s’extraire quelques instants du tumulte de la vie citadine. A Paris par exemple, la moitié des musées municipaux disposent de cours intérieures végétalisées et à disposition du public.

Ces petits paradis sont insoupçonnables depuis la rue, et c’est ce qui les rend magiques. 

De grâce, laissons aux Genevois la cour intérieure du MAH, remplissons-la de fleurs, de bosquets, d’arbustes… mais pas de béton!

Photos: musée du Petit Palais (Paris), musée de la Vie Romantique (Paris), musée des Beaux-Arts (Lyon), musée Carnavalet (Paris)

14/11/2015

De l'horreur à la solidarité

salon-2012-carre-noir-big.jpgBoire un verre en terrasse en se disant qu’on a de la chance qu’il fasse si bon pour la saison,
Vibrer, chanter, danser, dans une communion de sueur et de joie avec d’autres fans de rock,
Ou simplement sortir de chez soi, se balader, humer l’air, insouciant.

Quand ces petits bonheurs simples du quotidien deviennent des antichambres de la mort…
Quand le mot "attaque kamikaze" n’évoque plus seulement la Syrie ou le Liban, mais une ville si proche où on a de la famille et des amis,

Alors on comprend que tous ceux qui voient chaque jour ou presque leurs petits bonheurs écrasés, explosés, anéantis (au point d’oublier qu’ils les ont jamais vécus), ceux qu'on appelle froidement "migrants", partent sur les routes, au péril de leurs vies, pour fuir l’horreur.

"L’horreur" qu’on voit ce matin sur de nombreuses Unes de journaux, qui qui nous touche, nous aussi, aujourd’hui, ici, dans notre chair, dans notre âme. Puisse-t-elle, petit espoir vacillant, définitivement ouvrir nos coeurs à la compassion, à la générosité, au partage, à la solidarité…


17/06/2015

Balade virtuelle au coeur d'un orchestre

fête de la musique, genève, street light orchestraImaginez un orchestre philharmonique face à vous… Vous êtes assis dans votre siège, mais vous rêvez de pouvoir vous lever, vous approcher, vous balader entre les musiciens et aller découvrir les sons de chaque instrument.  C’est exactement ce que permet Street Light Orchestra, mais en pleine ville: une balade décalée au cœur d’un orchestre de musique classique! 

Sur le modèle des CDs pédagogiques qui expliquent aux enfants un morceau de musique en séparant les familles d’instruments, Street Light Orchestra est une installation artistique sonore extraordinaire où les sons des différentes familles d’instruments d’une œuvre classique sont diffusés séparément, chacun sous un « lampadaire/haut-parleur ». 

Quatre lampadaires diffusent chacun une piste sonore d’une famille d'instruments : cuivres, cordes, bois, percussions.  Le cinquième, au centre de l’installation, diffuse l’oeuvre dans sa totalité avec tous les instruments réunis comme le chef d’orchestre les entend. Les visiteurs font l’expérience physique de l’œuvre musicale, se déplacent de lampadaire en lampadaire pour explorer le morceau dans toutes ses subtilités dès qu’ils s’allument. 

Il s’agit d’une création inédite, d’une expérience unique à vivre pour tous les âges, idéale tant pour un premier contact avec la musique classique que pour les initiés. En plus d’un fort impact émotionnel, cette installation a une vocation pédagogique tout en gardant un côté très ludique. 

 

fête de la musique, genève, street light orchestraComment ça marche?

Déplacez-vous d’un lampadaire à l’autre… Chaque lampadaire est équipé d'une lumière d'une couleur différente, diffusée en fonction du son: quand un lampadaire entre en action par rapport à sa famille d'instruments, il gagne en luminosité, pulse et bat en rythme avec la musique pour attirer l'attention du public, puis retourne à une douce lumière quand il redevient silencieux. Le jeu de lumière permet de suivre l'évolution du morceau sous chaque lampadaire.  

Les oeuvres diffusées en tournus:

- Edvard Grieg - Peer Gynt (dans l’antre du roi de la montagne)
- Richard Strauss - Le beau Danube bleu
- Igor Stravinsky - L’oiseau de feu
- Ravel - Le Boléro

Lieu: 
Fête de la musique, au bas du parc Beaulieu, Genève

Dates: 
Vendredi 19 juin de 19h à 1h
Samedi 20 juin de 14h à 1h
Dimanche 21 juin de 14h à 21h

 

Street Light Orchestra est proposé par Happy City Lab pour la Fête de Musique 2015 de la Ville de Genève, dans le cadre du concours "A vous de jouer !".

11/06/2015

Le piano perdu

pianos, genèveDeux concerts exceptionnels ont réuni les amoureux de la musique prêts à sortir des sentiers battus. 

Dans le cadre du projet « Jouez, je suis à vous » qui offre depuis 5 ans de nombreux pianos en libre service aux quatre coins du canton, Dan Acher (Happy City Lab) a trouvé, avec The Lost Piano, une nouvelle manière de repousser les frontières, autant de la ville que psychiques: il a installé un piano à queue perdu au milieu d’un champ, en pleine nature.

LiA et Kara Sylla Ka ont été les premiers artistes à tester ce tout nouveau concept les 9 et 10 juin 2015.

C’est une nouvelle expérience de la musique et une vraie aventure. On embarque une couverture, on enfourche son vélo ou on prend le bus, on sort de la ville… On aperçoit au loin un piano à queue, on s’approche, on s’installe. La nuit tombe petit à petit au milieu des notes. Puis il est temps de repartir, dans le noir, à la lampe de poche, après avoir partagé un moment magique et unique!

Jouez, je suis à vous

60 pianos dans 24 communes du Grand Genève (Canton de Genève, Ain, Haute-Savoie et Nyon)

Jusqu’au 21 juin 2015

Photos: ©Sébastien Puiatti et ©Happy City Lab
www.jouezjesuisavous.com

pianos, genève

pianos, genève

pianos, genève

pianos, genève

pianos,genève

pianos, genève

15/02/2015

Cordon ombilical

smartphone, autonomie, batterieLa faible autonomie de la batterie des smartphones ne nous permet plus, aujourd'hui, de passer une journée entière sans les relier régulièrement à leur cordon ombilical. L'angoisse pour l'utilisateur en déplacement? Trouver une prise électrique, et vite.

Quand j'ai pris possession de mon premier téléphone portable en 1997, on me promettait la liberté. Et on ne me mentait pas, à l'époque. Ces petits appareils avec pour seule fonction de téléphoner étaient peu gourmands en énergie et pouvaient rester au fond de notre sac pendant plusieurs jours sans montrer de signes de faiblesse. Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, mon téléphone est "smart", mais paradoxalement, il ne peut plus survivre plus de quelques heures sans être relié à une prise électrique. De coureur de fond, il est devenu sprinter, c'est-à-dire puissant et rapide, mais sur une très courte distance.

Du sentiment de liberté des débuts, on est passé à l'angoisse de la batterie à recharger. J'ai beau le mettre sous perfusion toute la nuit, si j'ai devant moi une longue journée en déplacements, mon appareil si intelligent me lâchera avant le soir. Sauf si je l'ignore, ne l'utilisant que pour passer quelques coups de fils, comme au bon vieux temps. Mais comment résister à la tentation de consulter mes emails, de nager dans le flux Facebook, de jouer au Scrabble en ligne, de consulter les horaires CFF ou de poster quelques photos sur Instagram?

Alors, partout où je vais, je traque les prises électriques. Dans le train, au restaurant, au salon de coiffure, chez mes amis, je les repère au premier coup d'œil, et avec un soupir de soulagement, je branche mon smartphone. Je vais gagner quelques pour-cent de batterie, de quoi tenir un petit peu plus longtemps...

Malgré tout, le moment tant redouté finit toujours par arriver. Mon smartphone, avec une petite vibration, rend son dernier souffle. L'écran noir reflète mes traits sous tension. Vivant, il me connectait au monde. Mort, il fait office de miroir, me mettant face à ma dépendance. Je vous le dis, la prochaine grande révolution en termes de téléphones portables ne sera ni dans la forme, la taille, l'épaisseur, ni dans les fonctions. Ce que le monde connecté attend aujourd'hui, c'est juste une batterie qui l'accompagne du matin jusqu'au soir.