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04/01/2012

La guerre des boutons

 

4268916-3d-illustration-de-bouton-rouge-sur-une-plaque-d-39-acier-sur-fond-blanc.jpegLe bouton "arrêt demandé" des TPG ne cesse d'être poussé par des passagers excédés par les transbordements multiples qu'on leur impose, le tout pour CHF 3.50 de l'heure. On ne sait plus ce qu'il faut arrêter, de critiquer le nouveau réseau et les nouveaux horaires, ou de prendre les transports publics. Le problème, c'est qu'en voiture, c'est pire. On se sent tout autant en tôle, sauf que la cellule est plus petite. Piégés, impuissants, et systématiquement en retard. Et si on prenait un abonnement annuel à Piedlib'? Le billet est offert, le réseau modulable à l'infini, les horaires personnalisés. Il faudra juste que j'échange mes Louboutin pour des Nike. Ils en font à semelles rouges?

Le bouton d'accès aux blogs de la Tribune de Genève fait couler de l'encre virtuelle depuis quelques jours. Disparu du menu principal, relégué au fin fond du site de la Tribune, on le cherche désespérément. On mentionnera aussi l'accès à la page d'accueil supprimé depuis les pages des blogueurs, et une visibilité réduite dans la version papier. Ces changements semblent pour l'instant mettre en émoi plus les blogueurs eux-mêmes, soucieux d'être lus, que les lecteurs du journal. "L'adversité est mère d'innovations", clame Jean-François Mabut, administrateur de la plateforme. Pour rester visible en page une des blogs les plus lus, va-t-on devoir rivaliser de titres accrocheurs douteux, de sujets provocants, de mots chocs, de publicité intensive sur facebook? Lisez-moi, lisez-moi!!! La guerre des blogs est-elle ouverte?

Le bouton "retirer de la liste d'amis" de facebook nous fait de l'oeil. Grande est la tentation en ce début d'année d'épurer sa liste de contacts, d'enlever tous ceux qui n'ont rien à faire sous le nom d'amis, qui ne publient jamais rien ou alors seulement des vidéos de chats espiègles ou de bébés rieurs. Le grand nettoyage de janvier, dans la foulée des bonnes résolutions: on revoit ses priorités, on concentre son énergie sur ses vrais amis, on cesse de s'agiter pour les autres.

Le bouton déclencheur de l'appareil photo numérique, on en a tous abusé pendant ces fêtes, comblant peut-être ainsi un certain désoeuvrement propre aux jours fériés: couchers de soleil, paysages enneigés, famille figée autour de la table ou du sapin. Overdose de clichés qui se ressemblent tous et qui une fois postés sur facebook ou envoyés par mail à la famille, sont destinés à tomber dans les méandres d'un dossier "Noël 2011" sur son ordinateur. Et donc dans l'oubli. Car on n'imprime plus les photos, on ne les range plus dans un album à feuilleter les jours de pluie ou de déprime. Jusqu'à ce que les mêmes vues, dans un an, ne prennent le relais.

Le bouton sur la tempe de Federer, dévoilé en gros titre et montré en gros plan, est propulsé symbole de tous les excès liquides et solides de cette fin d'année. Un appel peu ragoûtant à la détoxication, incarné par une vilaine bosse purulente sur le visage suisse le plus connu au monde. Je vais de ce pas me faire une bonne tisane purgative, tiens. Juste avant de finir l'énorme bloc de foie gras qui reste au frigo et qu'on ne va tout de même pas laisser se perdre.

 

Commentaires

Les boutons bleu "poussettes ou chaises roulantes" des nouveaux trams qui ne fonctionnent pas....

Écrit par : bic | 04/01/2012

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