UA-73135419-1

20/04/2012

Nez à nez

RTEmagicC_vomeronasal-Vetopsy_txdam19860_761d4c.gif

Pas de passage sous la douche ce matin, pas de déodorant "fraîcheur longue durée", pas d'effluves onéreuses en flacon. De la moiteur sous les aisselles, la peau nue de tout artifice. La liberté olfactive, et un échange intense de phéromones entre le corps et le textile. A la fin de journée, la seconde peau savamment sélectionnée dans la fébrilité matinale finira dans un sac plastique.

Nous sommes ce que nous sentons, mais nous l'occultons, le cachons, l'annihilons. Notre odeur naturelle, avec ses variations, est bien trop révélatrice, elle n'a pas sa place dans les relations humaines codifiées et maîtrisées.

Mais ce soir, les odeurs animales emprisonnées seront sa signature, son identité. Elles le définiront. Enfin. Il va séduire et être séduit, et l'organe nasal sera son seul guide. Il sait que tant qu'il n'a pas senti et été senti, il ne peut pas aimer. Pas vraiment.

Son sac sera délicatement ouvert par des mains manucurées, des nez poudrés y plongeront, des poumons enserrés de dentelles se gonfleront, des cerveaux libérés de tous préjugés analyseront, et la comptatibilité chimique se révélera, peut-être. Il fera de même, à l'aveugle. Blonde ou rousse, grande ou petite, peu importe, les exhalations des peaux se choisiront.

Après? C'est une autre histoire. Mais même si elle ne dure que le temps d'un café partagé ou d'un corps à corps éphémère, ils pourront dire: Je l'ai rencontré(e) à une soirée phéromones.

http://www.pheromoneparties.com/

Commentaires

Disons tout de même qu'il y a certaines peaux qui embaument plus que d'autres... Le Marcel du 15 août par 30° à l'ombre au rayon du supermarché, cela peut se traduire aisémment par quelques effluves, disons intempestives !

Écrit par : Bidochon | 20/04/2012

Encore des problèmes de nanas, hihihihi

Écrit par : Corto | 20/04/2012

Je me rappel, j'étais ado, une fois bien engagé dans une de ce joute parfois guerrière avec l'une de mes victimes, ou alors, dont j'étais la victime, bref, nous vivions encore avec une certaine notion de l'interdit (c'était bien meilleur), je me suis calé le tarbouif sous l'aisselle abondamment tartinée par l'un des pionniers de cette chasse aux bactéries encensée aux "arômes" chimique (à cette époque reculée, il n'y avait que "l'arôme pomme) et soudain j'ai été prit d'un spasme m'ayant fait courir vers la cuvette des WC avec des troubles sensoriels aigus et fort violents.

La pauvre, ayant tout mis en oeuvre afin de ne rien laisser transpirer en a eu pour son grade et nous conclure par un retrait très net des hostilités !

Alors ne me parlés pas des bâtons magique et autres tisanes chimiquement pures, ou je vous met mon poing sur les i !!!

Écrit par : Corto | 20/04/2012

Mon commentaire aurait-il dérangé les papilles de nos usines chimiques bipèdes ?

Écrit par : Corto | 21/04/2012

Les commentaires sont fermés.