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07/09/2012

Newsletter en direct

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Passionnée de politique locale, je ne rate jamais une seule séance du Conseil Municipal de la Ville de Genève, que ce soit en direct, ou en différé si je suis occupée ailleurs. Ce lundi 3 septembre, en manque de mon feuilleton préféré qui avait été interrompu tout l'été, je m'installe confortablement à 17h devant mon écran, avec bière et pop corn en main, prête à boire les paroles de nos chers élus. 

Mais dès la première image (et la première gorgée de bière), je commence à déchanter. On arrive en retard, on papote, on remue des papiers, et rien ne se passe. Il s'agit pourtant d'une séance supplémentaire destinée à rattraper le retard accumulé pendant le premier semestre, et munie d'un ordre du jour de 167 points. 

Quand, enfin, on ouvre la séance avec 20 minutes de retard...

on invite les conseillers municipaux à une visite archéologique, sans être sûr soi-même au moment de l'annonce ni de la date, ni de l'heure, 

on présente son trophée de beach rugby ("on peut gagner des trophées même si on ne gagne pas tous les matchs" nous dit-on fièrement), 

on rappelle qu'il y a des pins pour les élus et que ceux qui ne l'ont pas eu lors de la sortie en Valais peuvent venir les chercher, et que c'est chouette qu'on ait enfin des pins pour montrer qu'on est un Conseiller municipal (comme s'il y avait de quoi en être fier, en ce moment),

on transmet des condoléances, 

on fait une minute de silence à la mémoire d'une ancienne collègue décédée, 

on lance des félicitations pour des naissances, 

on remercie l'exploitant de la buvette,

on se félicite que les archives soient enfin numérisées et en ligne.

Près de 30 minutes se sont donc déjà écoulées depuis le début de la transmission de la séance. Le tout rythmé -si on peut dire- par un président tellement lent, poussif et confus qu'on a envie de le secouer pour qu'il sorte plus d'un mot à la minute, et que ça avance enfin un peu. 

Toutes ces informations chronophages et non vitales ne pourraient-elles pas être transmises par écrit aux Conseillers municipaux, via une petite newsletter envoyée régulièrement par email? Cela pourrait peut-être éviter au pauvre citoyen-spectateur (et aux Conseillers municipaux eux-mêmes) de s'endormir avant même le début des débats. En supposant évidemment qu'il y ait une bonne raison de se réveiller pour assister aux débats en question... 

Commentaires

Excellent billet !!!

Écrit par : Charlotte | 07/09/2012

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