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29/04/2014

Danse urbaine impromptue

montage_cote.jpgTouch ‘n Dance ! C’est un appel à la spontanéité, à la rencontre, à de l’impromptu et aux sourires. Touch ‘n Dance, c’est de la danse dans un contexte inattendu, par celles et ceux qui sont là par hasard: les passants.

On prépare sa musique, on réunit quelques amis ou on invite les passants et la piste sera à nous le temps de notre chanson préférée. Deux interrupteurs placés de part et d’autres de la scène doivent être reliés par une chaîne humaine pour créer le contact, lancer la musique choisie, et déclencher le compte à rebours d’un cancan impromptu, d’une chorégraphie patiemment répétée ou d’une disco endiablée. Le contact crée la danse ! Alors on appelle autour de soi, on forme la chaîne et c’est parti pour un moment de danse, de plaisir collectif et complice. Un univers se crée, une bulle éphémère… Jusqu’à ce que la musique s’arrête et que l’on reforme une chaîne, encore et encore. Cette installation est totalement libre et à disposition de la population. C’est elle qui l’investit, qui la fait vivre, la fait vibrer. Elle ne fonctionne que par son appropriation par le public.

COMMENT CA MARCHE ?
On vient avec son propre lecteur mp3 ou son téléphone portable et on le branche sur le système de son. Une chaîne humaine est nécessaire pour relier physiquement les deux interrupteurs et faire passer à travers les participants un très faible courant électrique (imperceptible) qui suffira à lancer la musique.

INFOS PRATIQUES
Dates :
Jeudi 1er mai, 18:00 (inauguration) – 23:00
Vendredi 2 mai, 10:00 – 23:00
Samedi 3 mai, 10:00 – 16:00
Dimanche 4 mai, 18:00 – 22:00
Lieu : Plaine de Plainpalais, à proximité du skatepark.
Entrée libre.

UNE INITIATIVE DE DAN ACHER
Dan Acher est un « artiviste » genevois, pour qui la création de sens passe par l’émotion vécue. Focalisé sur la création de « villes heureuses » (Happy Cities), il utilise la ville comme un canevas pour créer des situations et des événements qui génèrent des expériences puissantes et participatives, qui invitent l’individu à investir le moment présent et se sortir de sa routine. Créatives et novatrices, les réalisations de Dan prennent des formes variées, comme la réunion de grandes foules avec leurs pique-niques pour des films gratuits en plein air (CinéTransat), ou l’installation de dizaines de pianos dans les rues et parcs (Jouez, je suis à vous, sur une idée originale de l’artiste anglais Luke Jerram). Parmi de nombreux autres projets participatifs, Il est aussi à l’origine des hordes de joueurs essayant d’échapper à l’apocalypse annuelle zombie (« Don’t Be Zombies ! ») et des « Boîtes d’échanges entre voisins » qui créent d’innombrables rencontres entre étrangers.

27/11/2013

Gonflé!

vernier,street art,filthy lukerQuand on nous parle de Street Art -ou d'Art Urbain-, on pense souvent en priorité aux graffitis, plus ou moins élaborés, et plus ou moins réussis. Mais cette forme d'art contemporain qui s'exprime sur le domaine public a bien d'autres cordes à son arc: installations ou sculptures, projection vidéo, installations de lumière, interventions sur le mobilier urbain, illusions d’optique ou trompe-l'oeil sur le sol et sur des façades…  ses formes sont multiples!  

Il s’agit principalement d’un art destiné au grand public, éphémère et en constant renouveau. Son objectif est d'aller au-devant des passants sans qu’ils l’aient forcément souhaité, et de toucher ainsi des personnes qui n’entreraient pas dans un musée ou dans une galerie d’art. Les artistes de rues s’approprient l’espace urbain pour contester, bousculer, déranger, revendiquer, dénoncer, interroger, soutenir... Ils ont des motivations artistiques, mais souvent aussi politiques ou sociales.

Bien que le Street Art ne soit pas toujours légal, sa valeur artistique est incontestable. Les artistes de Street Art ne cherchent pas à vandaliser les espaces publics, mais plutôt à changer notre regard sur la ville et sur l’art. Le Street Art peut être discret et occuper de très petits espaces (comme récemment les mini-nains en céramique cachés dans toute la Ville de Carouge), ou être monumental et très visible, comme, par exemple, les installations lumineuses exposées à Lausanne jusqu'à fin décembre, ou les structures gonflables de Filthy Luker, visibles à Vernier ce week-end.

Dans les rues, sur les arbres et sur les bâtiments, sept oeuvres gonflables monumentales de l'artiste britannique mondialement reconnu sont à découvrir le long d’un cheminement piéton entre le centre commercial de Balexert et la bibliothèque de Châtelaine: un poulpe géant qui semble avoir pris possession d’un immeuble, des arbres qui nous suivent du regard, un missile fumant sur un toit, une pousse végétale géante dans un jardin, et d’autres interventions pleines de surprises qui marqueront notre quotidien pendant 3 jours.

Spectaculaires et très visibles, les installations de Filthy Luker sont en constant dialogue avec les lieux qu’il investit. Il aime "attaquer" le regard et l’esprit des passants. Ses oeuvres grand format prennent possession de l’espace urbain, transforment la rue, étonnent avec humour et audace, nous extirpent de notre routine quotidienne et nous incitent à regarder la ville avec un nouveau regard, teinté d’extraordinaire.

 Infos pratiques: 

Cheminement piéton d'une quinzaine de minutes entre le centre commercial de Balexert et la bibliothèque de Châtelaine (le long du chemin de Maisonneuve).

Du vendredi 29 novembre au dimanche 1er décembre, en continu (les oeuvres seront illuminées en soirée).

Le site de l’artiste: http://filthyluker.org
Sur le site de Vernier: http://www.vernier.ch/fr/actualites/evenements/?action=sh...

Organisation: 42(prod)

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29/09/2013

Désuète, l’écriture manuelle?

cursive2-774480.gifArticle paru dans Bilan, sous le titre "Le digital mine l’écriture manuelle".

"Je ne sais plus écrire à la main!" s'inquiétait récemment le blogueur Matthias Lüfkens sur la plateforme Internet de Bilan, invitant les lecteurs à se questionner au sujet de leurs propres aptitudes au maniement du stylo. 

Certes, nous sommes encore capables de faire une liste de courses sur un post it, de laisser une instruction sur le bureau d’un collègue ou de prendre quelques notes pendant une réunion. Mais qu’en est-il de l’écriture, sans ratures et de manière lisible, d’une vraie lettre ou d’un long texte? A l’ère des traitements de texte, des emails, des agendas électroniques, des blogs et des réseaux sociaux, nous exprimons principalement notre pensée via un clavier d’ordinateur, un ipad ou un smartphone. Et c’est une réalité qui ne concerne pas seulement les jeunes. 

Notre dextérité manuelle s’est déplacée du stylo qui glisse aux phalanges qui tapotent, et l’écriture manuscrite est de moins en moins utilisée au quotidien. Au placard, nos pattes de mouche ou cœurs en guise de points sur les i. Les mots sensuellement tracés à la main sur un joli papier à lettres ont pris un coup de vieux. Mais le tout à l’informatique n’est pas seul responsable. Le besoin de transmettre rapidement des informations, de pouvoir éditer ses textes sans ratures, de corriger automatiquement son orthographe, nous sont devenus indispensables dans le monde du travail. Sortie de la prise de note personnelle, notre communication avec les autres a entièrement intégré ces fonctions. La productivité se doit aujourd’hui de passer avant le plaisir du geste. 

"Sur mon bureau, il n’y a même plus de stylo. Quand je dois signer un document, j’emprunte le stylo d’un collègue", avoue encore Matthias Lüfkens dans son blog. Les ventes de fournitures pâtissent-elles effectivement de cette nouvelle tendance? "Étonnamment, non!", dément Jean-Marc Brachard, fondateur de la papeterie genevoise éponyme. "Avec les boutons de manchettes et la montre, le stylo haut de gamme reste le seul ornement qu'un homme peut s'offrir", analyse-t-il. Une dizaine de beaux stylos sont vendus chaque semaine dans cette enseigne de la rue de Corraterie, le plus souvent à des hommes entre 30 et 50 ans. La carterie de luxe tout comme les beaux papiers à lettre se vendent également toujours aussi bien. Il semble que la raréfaction de l'écriture manuelle lui confère désormais une plus grande valeur, et que celle-ci soit toujours privilégiée pour des échanges de qualité avec ses proches. 

C'est le cas pour Frédérique Reeb-Landry, directrice générale de Procter & Gamble à Genève. Même si elle avoue être "une adepte inconditionnelle du numérique et du virtuel au niveau professionnel", pour ses échanges plus personnels, la cheffe d'entreprise de 47 ans choisit exclusivement l'écriture à la main, celle-ci lui permettant "de mettre plus de chaleur et de personnalité dans le message". Elle avoue d'ailleurs posséder une demi-douzaine de plumes de couleurs d'encre différentes! 

Ainsi, notre écriture serait en passe de devenir plus une forme d'expression personnelle qu'un véritable moyen de communication de base. Malgré cette aura dont semble toujours bénéficier l'écriture manuelle, elle n'en est pas moins menacée de disparition à moyen terme. Le quotidien allemand Bild (le premier d’Europe en nombre d'exemplaires) titrait au mois de juin dernier "Au secours, l’écriture manuelle se meurt!" avec sa Une entièrement rédigée à la main. Un cri d’alarme bien pensé et marquant, même s’il semble que rien ne pourra plus inverser la tendance. 

Selon plusieurs études menées aux Etats-Unis et rapportées dans le "Journal of Cognitive Neuroscience", la perte de l'écriture manuelle nuirait au développement d’une certaine partie du cerveau. En effet, l'usage de la main pour une fonction aussi précise que la formation de lettres et de mots en écriture liée stimule l'activité cérébrale, notamment les régions du cerveau dédiées au langage et à la mémoire. Régions qui ne sont pas mises à contribution lorsqu'on appuie sur une touche de clavier ou lorsqu'on tapote sur son ipad ou son smartphone. Notre cerveau, avec sa formidable capacité d’adaptation, a intégré ces nouvelles habitudes d’écriture au clavier, tout en délaissant ses capacités pour les mouvements fins des doigts et du poignet. Résultat, une raideur et une fatigue rapides lorsqu’on utilise un stylo ou une plume plus de quelques minutes. Comme pour l'entraînement musculaire, moins on pratique, plus cela devient difficile, jusqu'à la perte quasi totale de la capacité à écrire correctement.

À terme, l’omniprésence des outils informatiques, ainsi que les exigences d’efficacité et de rentabilité imposées par le monde du travail, pourraient rendre les futures générations entièrement dépendantes des claviers et écrans tactiles pour communiquer, réduisant l’écriture manuelle à la portion congrue. Quelques mots mal griffonnés ici ou là sur des post it ou des cartes de vœux nous rappelleront peut-être avec nostalgie le temps des correspondances à l’encre violette sur des papiers à lettres agrémentés de loups ou de dauphins, avec enveloppes assorties. 

16/08/2013

J'ai rêvé des Fêtes de Genève

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J'ai rêvé d'une bonne louche de terroir genevois avec un assortiment de spécialités du cru, de buvettes des associations et des milieux culturels plutôt que celles des boîtes de nuit et autres bars à champagne, d'expositions d'art et d'artisanat local, de bière genevoise plutôt que de pisse hollandaise, de longeole plutôt que de kebab.

J'ai rêvé d'une dose de Fête de la musique avec des groupes d'ici plutôt que des groupes de reprises d'ailleurs, de bals où l'on danse jusqu'à l'aube plutôt que de reggaeton assourdissant. 

J'ai rêvé du retour d'un joyeux corso fleuri relifté (avec des véhicules sans moteur), de guinguettes populaires sous des loupiottes de couleur plutôt que de terrasses VIP froides et guindées qui bouchent l'accès au lac. 

J'ai rêvé d'une once de suissitude façon 1er août, de jazz au cor des Alpes, de fanfares et de majorettes, de folklore en costumes, d'accordéon par une société locale.  

J'ai rêvé d'un chouïa de Fête des écoles pour faire briller les yeux des enfants, avec des animations originales au lieu de manèges désuets et bruyants, d'ateliers créatifs, de jeux participatifs et collectifs, de spectacles. 

Mais j'ai surtout rêvé de joie, de sourires, d'émerveillement, de découverte. 

Je me suis réveillée en me disant que c'était là que se retrouveraient sans doute Genevois et touristes, dans ce rêve et dans tous ceux que font aussi bon nombre d'habitants de notre canton au sujet des Fêtes de Genève. Imaginons des Fêtes vivantes, palpitantes, que nous serions fiers de présenter comme uniques et typiques de la région, une vitrine de ce que Genève peut proposer de meilleur, un patchwork de ses talents artistiques, de ses savoir-faire, de ses particularités, de ses engagements sociaux, humanitaires et culturels. 

Mettons-y et montrons-y notre coeur. 

14/08/2013

"Pour la première fois, je suis heureuse"

405443_10150988734798652_1857969458_n.jpgUn témoignage reçu à propos d'une soirée à CinéTransat… Très touchant, et qui encourage toute notre équipe à continuer de faire ce qu'on fait! 

"Je viens de rentrer de la "nuit des courts métrages" et j'aimerais partager avec vous mon expérience. Vous le méritez, car vous avez rendu cela possible. Je m'occupe d'une famille de demandeurs d'asile érythréens, qui ont eu une semaine difficile, avec une audition à l'ODM qui ne s'est pas très bien passée. 

En insistant un peu, j'ai convaincu la mère et quelques-uns de ces 7 enfants à venir à la soirée des courts-métrages. Ils sont venus. Ils ont beaucoup rigolé pendant la projection. A la fin, un des enfants m'a dit "I think it was the best night to come, because we could see movies that we normally do not see".

Et c'est la première satisfaction.

Mais la deuxième est encore plus grande. La maman, qui pourtant parle peu le français et pas trop bien l'anglais (et du coup, qui peut-être n'a de loin pas tout compris aux films) m'a dit "I am happy. For the first time, I am happy. Really". Alors voilà. Je voulais partager cela avec vous. Car vous l'avez rendu possible, comme je vous le disais, et car il s'agit de choses qu'il est beau partager. 

En vous souhaitant un grand succès! Cristina."

Photo: Sebastien Puiatti
www.cinetransat.ch