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17/06/2015

Balade virtuelle au coeur d'un orchestre

fête de la musique, genève, street light orchestraImaginez un orchestre philharmonique face à vous… Vous êtes assis dans votre siège, mais vous rêvez de pouvoir vous lever, vous approcher, vous balader entre les musiciens et aller découvrir les sons de chaque instrument.  C’est exactement ce que permet Street Light Orchestra, mais en pleine ville: une balade décalée au cœur d’un orchestre de musique classique! 

Sur le modèle des CDs pédagogiques qui expliquent aux enfants un morceau de musique en séparant les familles d’instruments, Street Light Orchestra est une installation artistique sonore extraordinaire où les sons des différentes familles d’instruments d’une œuvre classique sont diffusés séparément, chacun sous un « lampadaire/haut-parleur ». 

Quatre lampadaires diffusent chacun une piste sonore d’une famille d'instruments : cuivres, cordes, bois, percussions.  Le cinquième, au centre de l’installation, diffuse l’oeuvre dans sa totalité avec tous les instruments réunis comme le chef d’orchestre les entend. Les visiteurs font l’expérience physique de l’œuvre musicale, se déplacent de lampadaire en lampadaire pour explorer le morceau dans toutes ses subtilités dès qu’ils s’allument. 

Il s’agit d’une création inédite, d’une expérience unique à vivre pour tous les âges, idéale tant pour un premier contact avec la musique classique que pour les initiés. En plus d’un fort impact émotionnel, cette installation a une vocation pédagogique tout en gardant un côté très ludique. 

 

fête de la musique, genève, street light orchestraComment ça marche?

Déplacez-vous d’un lampadaire à l’autre… Chaque lampadaire est équipé d'une lumière d'une couleur différente, diffusée en fonction du son: quand un lampadaire entre en action par rapport à sa famille d'instruments, il gagne en luminosité, pulse et bat en rythme avec la musique pour attirer l'attention du public, puis retourne à une douce lumière quand il redevient silencieux. Le jeu de lumière permet de suivre l'évolution du morceau sous chaque lampadaire.  

Les oeuvres diffusées en tournus:

- Edvard Grieg - Peer Gynt (dans l’antre du roi de la montagne)
- Richard Strauss - Le beau Danube bleu
- Igor Stravinsky - L’oiseau de feu
- Ravel - Le Boléro

Lieu: 
Fête de la musique, au bas du parc Beaulieu, Genève

Dates: 
Vendredi 19 juin de 19h à 1h
Samedi 20 juin de 14h à 1h
Dimanche 21 juin de 14h à 21h

 

Street Light Orchestra est proposé par Happy City Lab pour la Fête de Musique 2015 de la Ville de Genève, dans le cadre du concours "A vous de jouer !".

11/06/2015

Le piano perdu

pianos, genèveDeux concerts exceptionnels ont réuni les amoureux de la musique prêts à sortir des sentiers battus. 

Dans le cadre du projet « Jouez, je suis à vous » qui offre depuis 5 ans de nombreux pianos en libre service aux quatre coins du canton, Dan Acher (Happy City Lab) a trouvé, avec The Lost Piano, une nouvelle manière de repousser les frontières, autant de la ville que psychiques: il a installé un piano à queue perdu au milieu d’un champ, en pleine nature.

LiA et Kara Sylla Ka ont été les premiers artistes à tester ce tout nouveau concept les 9 et 10 juin 2015.

C’est une nouvelle expérience de la musique et une vraie aventure. On embarque une couverture, on enfourche son vélo ou on prend le bus, on sort de la ville… On aperçoit au loin un piano à queue, on s’approche, on s’installe. La nuit tombe petit à petit au milieu des notes. Puis il est temps de repartir, dans le noir, à la lampe de poche, après avoir partagé un moment magique et unique!

Jouez, je suis à vous

60 pianos dans 24 communes du Grand Genève (Canton de Genève, Ain, Haute-Savoie et Nyon)

Jusqu’au 21 juin 2015

Photos: ©Sébastien Puiatti et ©Happy City Lab
www.jouezjesuisavous.com

pianos, genève

pianos, genève

pianos, genève

pianos, genève

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pianos, genève

08/06/2015

Une vieille dame négligée…

Des morceaux de pelouse râpée et sèche, pas une seule belle plante en pot, pas un parterre de fleurs... Une terrasse avec des tables et chaises dépareillées, et 3 sortes de parasols publicitaires différents, dont plusieurs en piteux état. Où sommes-nous? 

Dans un café de quartier qui peine à tourner, au sein d’une ville qui boude la verdure? 

Pas du tout, nous sommes dans la cour du très vénérable et majestueux Musée d’Art et d’Histoire, au sein d’une ville qui soigne ses espaces verts à outrance, et qui sème sans compter dans les rues bambous, citronniers et bananiers en pot. 

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La cour en juin 2014 (même état constaté ce dimanche, quelques herbes en plus autour de la fontaine)


En résulte une triste impression d’abandon, tant par le Service des Espaces Verts qui semble ne plus y mettre les pieds (et encore moins les râteaux et les plantoirs), que par l’exploitant du Barocco, qui semble ne pas vouloir investir un centime dans un mobilier de terrasse confortable et quelques parasols assortis, alors qu’il pourrait se targuer, après de menus ajustements, de proposer une des plus bucoliques et de plus calmes terrasses de la ville. 

Il fut pourtant un temps, pas si lointain où cette cour était un peu plus accueillante…

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Mais aujourd'hui, la cour du MAH est une vieille dame qu’on ne nourrit plus, qu’on ne soigne plus, qu’on laisse mourir… Ou qu’on aimerait tuer, diront peut-être les mauvaises langues. 

Car, vous l'avez peut-être remarqué, depuis qu'on tente de nous fourguer le projet d'extension du Musée pondu par Jean Nouvel, cette majestueuse cour, outre le fait qu'on a cessé de la mettre en valeur, a soudain perdu comme par magie toute fonction et tout intérêt architectural. Elle serait même un frein à la circulation du public. Dès lors, pourquoi encore s’opposer au comblement de ce triste trou qui ne sert à rien et qui n’accueille pas grand monde? 

Consolons-nous avec quelques cours bichonnées et accueillantes, elles (mais on vous dira sûrement qu'au MAH, ce n'est pas possible...)

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Maison des Champs-Elysées, Paris

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Petit-palais, Paris

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Musée des Beaux-Arts, Lyon 

11/02/2015

Bien sur sa liste!

Capture d’écran 2015-02-10 à 19.03.31.jpgSe présenter sur une liste électorale n'est pas anodin. On y côtoie d'autres candidats, sous une bannière commune. On s'affiche avec eux sur papier glacé comme (si l'on fait bien campagne) face aux électeurs. Cette liste n'est pas juste une énumération de noms et de bobines, les idées et le programme doivent être partagés, avec conviction. 

Si les autres candidats sont d'un parti différent du sien, cela mérite réflexion et discussions. Une bonne liste, on doit s'y sentir bien, à l'aise, comme chez soi. On doit être fier de ceux qui nous y accompagnent, qui vivent cette aventure avec nous. C'est ce que je ressens pour mes colistières et colistiers de la liste no4 "Alternatives pour Chêne-Bougeries" composée de diverses sensibilités de gauche. 

En cela, je comprends que la présence du PDC Philippe Morel sur une liste commune avec un candidat UDC et un candidat MCG ait pu choquer son parti. Le fait qu'il n'ait "pas pris le soin d’examiner quels autres candidats figureraient sur la liste" est peu crédible et extrêmement léger politiquement parlant. Je salue la décision du PDC de le pousser à se retirer. Car oui, pour les électeurs, figurer sur la même liste que "ces gens" signifie bien qu'on partage leurs positions et leurs propos. 

03/02/2015

Boîtes d’échange entre collègues: l’innovation sociale en action


20141126_151133_1.jpg« Roman policier cherche détective passionné »; « DVDs Disney cherchent petites bouilles à distraire l’après-midi »; « Boucles d’oreille cherchent jolies oreilles à habiller ». Ces petites annonces trônent comme un appel sur deux drôles de boîtes installées dans les couloirs du centre administratif des SIG (Services Industriels de Genève). Estampillées « boîtes d’échange entre collègues », elles sont à la disposition des 1’700 employés de l’entreprise genevoise. Un peu plus grandes qu’une caissette à journaux, les collaborateurs peuvent y déposer des objets dont ils n’ont plus l’usage et qui pourraient faire plaisir à un collègue au lieu de les jeter ou de les détruire. Ainsi, ces objets entament un second cycle de vie. 

Ce projet a tout d’abord vu le jour dans les rues, à destinations des habitants d’un même quartier. Lancées à Genève fin 2012 par l’association « Tako Propagande culturelle », plus de 30 boîtes d’échange entre voisins ont depuis été installées avec succès dans toute la Suisse romande. C’est sur la suggestion d’une collaboratrice s’exprimant à travers la boîte à idées interne de SIG que les toutes premières « boîtes d’échange entre collègues » ont vu le jour à l’automne 2014 dans l’entreprise. 

 « Un projet novateur très humain »

« Les objets qui sont déposés dans la boîte d’échange ont souvent une histoire. Lorsqu’on passe à proximité des boîtes à SIG on imagine l’émotion que tel livre a pu donner à son ancien propriétaire ou alors l’histoire de ce beau sac à main déposé tôt un matin. », souligne Caroline Santoro, responsable événementiel à SIG. La jeune femme a porté avec enthousiasme ce projet innovant auprès de sa direction, malgré ses craintes initiales. Comment ce concept, conçu pour l’espace public, la rue, allait-il s’adapter au monde institutionnel de l’entreprise? Que faire si du contenu inadéquat ou indésirable est déposé, alors que l’on est dans un cadre professionnel, où des clients et partenaires sont accueillis? Qui va surveiller la vie des boîtes, afin qu’elles restent propres et bien rangées? 

Toutes ces questions ont été partagées à SIG entre les trois collaboratrices qui ont œuvré pour ce projet. Quelques mois plus tard, Caroline Santoro est plus que satisfaite du résultat: «Cela a été une très bonne surprise. Dès le lendemain de l’installation des boîtes, elles étaient déjà pleines d’objets intéressants et en bon état, et elles ne désemplissent pas depuis: j’y ai vu passer des sacs à main de marques, des chaussures neuves. Mais il est vrai qu’on y trouve principalement des livres».  A sa plus grande satisfaction, les boîtes d’échange ont été immédiatement adoptées par les collaborateurs. Elles sont remplies, vidées, rangées… en bref, elles vivent en bonne autonomie. 

Un pont pour les relations inter-personnelles

Avec les boîtes d’échange entre collègues, les relations inter-personnelles s’intègrent dans la vie professionnelle: on apporte quelque chose de chez soi que l’on donne à ses collègues de travail, ou on emporte chez soi quelque chose mis à disposition par un de ses collègues. « Quand on dépose ou on choisit un objet, on donne une information sur ses goûts en matière de lecture ou de musique, ou sur ses hobbies, ses passions, ce que tout le monde n’a pas forcément envie de partager avec ses collègues spontanément», souligne Caroline Santoro. C’est pourquoi les boites d’échange ont été placées dans des lieux de passage adéquats au sein de l’entreprise. Cela permet aux collabarateurs de les utiliser à leur bon gré. SIG préserve ainsi le besoin de discrétion légitime de certains collaborateurs.

Un outil de RSE

Dans le cadre d’une politique de responsabilité sociale des entreprises (RSE), les boîtes d’échange entre collègues constituent un outil de communication innovant et de marketing RH qui favorise un climat social respectueux. Elles consolident les liens de confiance et participent à faciliter la collaboration entre collègues. Adaptable et modulable dans son déploiement dans l’entreprise, autour de la boîte d’échange entre collègues peuvent se décliner les différentes mesures de stimulation de l’innovation sociale en entreprise. Un nouveau sentiment d’appartenance prend forme autour des opportunités d’échange, de rencontres et de plaisir à partager et créer du sens pour les valeurs de la culture de l’entreprise. 

Cet article est initialement paru dans la Revue HR Today no 6, février-mars 2015