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10/04/2016

Les profiteurs

11.jpegOn les traite avec dédain, on les appelle des parasites. 


Eux, ce sont les chômeurs, les bénéficiaires de rentes AI, les bénéficiaires de l’aide sociale, les réfugiés, etc… 


Ils profitent de l’argent des autres, et surtout, ils ne paient pas (ou pas assez) d’impôts. 


Ils jonglent avec 100.- (et parfois même 10.-) pour finir le mois, sont parfois endettés, aux poursuites parce qu’ils choisissent de payer leur loyer plutôt que leurs primes d’assurance maladie. 


Des profiteurs?


On les traite avec déférence, on salue leur réussite. 


Eux, ce sont des avocats, des hommes d’affaires, des politiciens, etc… 


Et pourtant, ils profitent du système, et surtout, ils ne paient pas (ou pas assez) d’impôts. 


Ils jonglent avec des millions (et parfois même des milliards) et des sociétés offshore, et sont aujourd’hui poursuivis parce qu’ils choisissent de cacher leur fortune plutôt que de payer leurs impôts.


Des profiteurs?

29/01/2016

Laissez-nous la cour du MAH!

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Poétiques, dépaysantes, artistiques, paisibles… Certaines cours de musées abritent des jardins magnifiques dans lesquels on peut se reposer après la visite, boire un verre au frais sous les arbres, ou simplement s’extraire quelques instants du tumulte de la vie citadine. A Paris par exemple, la moitié des musées municipaux disposent de cours intérieures végétalisées et à disposition du public.

Ces petits paradis sont insoupçonnables depuis la rue, et c’est ce qui les rend magiques. 

De grâce, laissons aux Genevois la cour intérieure du MAH, remplissons-la de fleurs, de bosquets, d’arbustes… mais pas de béton!

Photos: musée du Petit Palais (Paris), musée de la Vie Romantique (Paris), musée des Beaux-Arts (Lyon), musée Carnavalet (Paris)

12/12/2015

De l’art de faire des surprises

Surprise-Party.jpgSi vous voulez organiser une fête surprise pour l’anniversaire de votre ami Paul, vous préparez tout dans le plus grand secret, et seuls les amis proches sont dans le coup. Evidemment, motus sur les réseaux sociaux. Le jour J, alors que Paul vaque à ses occupations normalement sans se douter de rien, vous lui tombez dessus en hurlant « surprise! » et en le couvrant de cadeaux. Paul manque de faire une crise cardiaque, car il n’avait rien vu venir. Fin de l’histoire. Ca se passe toujours comme ça… sauf à Genève.

Non, à Genève, quand on veut organiser une fête surprise pour Paul, on fait les choses différemment. Déjà, on veut que tout le monde se réjouisse pour lui, alors on avertit la presse et on publie la photo de Paul partout (mais floutée car il a droit à sa vie privée, quand même). On accompagne le cliché pixellisé de consignes peu claires, qui apparaissent sur toutes les manchettes des journaux: « Réjouissez-vous tous, c’est l’anniversaire de Paul, on lui prépare une fête surprise, faites-lui un petit coucou si vous le croisez! ».

L’info fait le buzz, mais comme la photo est floutée, le seul qui se reconnaît, c’est Paul lui-même (car oui, Paul sait lire et a un compte Facebook). Comme notre gars déteste royalement les surprises, il décide de se planquer en attendant que ça passe, et il part en week end à Verbier sans avertir personne. Les amis proches de Paul, qui avaient minutieusement préparé leur super fête, se retrouvent gros Jean comme devant, et n’ont plus qu’à balancer la banderole, le gâteau et la bombe remplie de moustaches et chapeaux ridicules.

Cette fête surprise éventée et ratée fait jaser les amis de Paul qui vivent à l’étranger. Eux aussi auraient pu organiser quelque chose, mais maintenant que Paul se méfie et est introuvable, c’est fichu. Quand on entend qu’à Genève, on ne sait pas s’amuser… c’est peut-être vrai finalement.

PS1: Toute ressemblance avec des événements réels récents est totalement fortuite.

PS2: Joyeux anniversaire Paul et bon week-end à Verbier!

14/11/2015

De l'horreur à la solidarité

salon-2012-carre-noir-big.jpgBoire un verre en terrasse en se disant qu’on a de la chance qu’il fasse si bon pour la saison,
Vibrer, chanter, danser, dans une communion de sueur et de joie avec d’autres fans de rock,
Ou simplement sortir de chez soi, se balader, humer l’air, insouciant.

Quand ces petits bonheurs simples du quotidien deviennent des antichambres de la mort…
Quand le mot "attaque kamikaze" n’évoque plus seulement la Syrie ou le Liban, mais une ville si proche où on a de la famille et des amis,

Alors on comprend que tous ceux qui voient chaque jour ou presque leurs petits bonheurs écrasés, explosés, anéantis (au point d’oublier qu’ils les ont jamais vécus), ceux qu'on appelle froidement "migrants", partent sur les routes, au péril de leurs vies, pour fuir l’horreur.

"L’horreur" qu’on voit ce matin sur de nombreuses Unes de journaux, qui qui nous touche, nous aussi, aujourd’hui, ici, dans notre chair, dans notre âme. Puisse-t-elle, petit espoir vacillant, définitivement ouvrir nos coeurs à la compassion, à la générosité, au partage, à la solidarité…


13/11/2015

Chêne-Bougeries ampute son budget d'aide au développement

gd2012-12-13.jpg Hier soir 12 novembre 2015, le budget 2016 de la ville de Chêne-Bougeries a été voté, avec 13 voix pour (PLR). Nous avons été 10 (Alternative et Verts) à refuser ce qui ne devait être que "rigueur et transparence", et qui s'est avéré "facilité et tour de vis social", marqué par un libéralisme agressif. Deux exemples...

- Le calcul du 0,7% dévoué à l’aide au développement sera dorénavant calculé sur la base du revenu des personnes physiques au lieu de le baser, comme ceci se fait habituellement, sur la totalité du budget. Grâce à ce tour de passe passe sournois, l’aide au développement se trouve amputée de CHF 82'000.- pour 2016.

- La droite préfère voir les Rroms chez eux que dans nos rues, ce n'est un secret pour personne. Elle claironne même depuis la crise des migrants "qu'il faut les aider là-bas" pour qu'ils soient moins tentés de venir à Genève. En parfaite incohérence avec cette tendance, la majorité de droite supprime du budget les CHF 10'000.- dévolus depuis plusieurs années à un partenariat avec un village roumain, Sântimbru, où la commune soutenait une école, stabilisant ainsi cette population dans sa région.

Chêne-Bougeries est une ville aisée, son budget 2016 présente un excédent de CHF 14'000.-, elle est sans dette et possède une belle fortune... Il nous semble qu'il est de son devoir de montrer l'exemple en matière d'aide au développement!

L'Alternative a tenté de convaincre la droite de rétablir ces deux lignes en acceptant enfin d'encaisser, au moins à 50%, la taxe professionnelle, dont sont actuellement exemptées les entreprises de la commune: refusé par le PLR, toujours soucieux de plaire à sa clientèle électorale...

Catherine Armand, conseillère municipale DAL (Alternative)