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14/11/2015

De l'horreur à la solidarité

salon-2012-carre-noir-big.jpgBoire un verre en terrasse en se disant qu’on a de la chance qu’il fasse si bon pour la saison,
Vibrer, chanter, danser, dans une communion de sueur et de joie avec d’autres fans de rock,
Ou simplement sortir de chez soi, se balader, humer l’air, insouciant.

Quand ces petits bonheurs simples du quotidien deviennent des antichambres de la mort…
Quand le mot "attaque kamikaze" n’évoque plus seulement la Syrie ou le Liban, mais une ville si proche où on a de la famille et des amis,

Alors on comprend que tous ceux qui voient chaque jour ou presque leurs petits bonheurs écrasés, explosés, anéantis (au point d’oublier qu’ils les ont jamais vécus), ceux qu'on appelle froidement "migrants", partent sur les routes, au péril de leurs vies, pour fuir l’horreur.

"L’horreur" qu’on voit ce matin sur de nombreuses Unes de journaux, qui qui nous touche, nous aussi, aujourd’hui, ici, dans notre chair, dans notre âme. Puisse-t-elle, petit espoir vacillant, définitivement ouvrir nos coeurs à la compassion, à la générosité, au partage, à la solidarité…


13/11/2015

Chêne-Bougeries ampute son budget d'aide au développement

gd2012-12-13.jpg Hier soir 12 novembre 2015, le budget 2016 de la ville de Chêne-Bougeries a été voté, avec 13 voix pour (PLR). Nous avons été 10 (Alternative et Verts) à refuser ce qui ne devait être que "rigueur et transparence", et qui s'est avéré "facilité et tour de vis social", marqué par un libéralisme agressif. Deux exemples...

- Le calcul du 0,7% dévoué à l’aide au développement sera dorénavant calculé sur la base du revenu des personnes physiques au lieu de le baser, comme ceci se fait habituellement, sur la totalité du budget. Grâce à ce tour de passe passe sournois, l’aide au développement se trouve amputée de CHF 82'000.- pour 2016.

- La droite préfère voir les Rroms chez eux que dans nos rues, ce n'est un secret pour personne. Elle claironne même depuis la crise des migrants "qu'il faut les aider là-bas" pour qu'ils soient moins tentés de venir à Genève. En parfaite incohérence avec cette tendance, la majorité de droite supprime du budget les CHF 10'000.- dévolus depuis plusieurs années à un partenariat avec un village roumain, Sântimbru, où la commune soutenait une école, stabilisant ainsi cette population dans sa région.

Chêne-Bougeries est une ville aisée, son budget 2016 présente un excédent de CHF 14'000.-, elle est sans dette et possède une belle fortune... Il nous semble qu'il est de son devoir de montrer l'exemple en matière d'aide au développement!

L'Alternative a tenté de convaincre la droite de rétablir ces deux lignes en acceptant enfin d'encaisser, au moins à 50%, la taxe professionnelle, dont sont actuellement exemptées les entreprises de la commune: refusé par le PLR, toujours soucieux de plaire à sa clientèle électorale...

Catherine Armand, conseillère municipale DAL (Alternative)

17/06/2015

Balade virtuelle au coeur d'un orchestre

fête de la musique, genève, street light orchestraImaginez un orchestre philharmonique face à vous… Vous êtes assis dans votre siège, mais vous rêvez de pouvoir vous lever, vous approcher, vous balader entre les musiciens et aller découvrir les sons de chaque instrument.  C’est exactement ce que permet Street Light Orchestra, mais en pleine ville: une balade décalée au cœur d’un orchestre de musique classique! 

Sur le modèle des CDs pédagogiques qui expliquent aux enfants un morceau de musique en séparant les familles d’instruments, Street Light Orchestra est une installation artistique sonore extraordinaire où les sons des différentes familles d’instruments d’une œuvre classique sont diffusés séparément, chacun sous un « lampadaire/haut-parleur ». 

Quatre lampadaires diffusent chacun une piste sonore d’une famille d'instruments : cuivres, cordes, bois, percussions.  Le cinquième, au centre de l’installation, diffuse l’oeuvre dans sa totalité avec tous les instruments réunis comme le chef d’orchestre les entend. Les visiteurs font l’expérience physique de l’œuvre musicale, se déplacent de lampadaire en lampadaire pour explorer le morceau dans toutes ses subtilités dès qu’ils s’allument. 

Il s’agit d’une création inédite, d’une expérience unique à vivre pour tous les âges, idéale tant pour un premier contact avec la musique classique que pour les initiés. En plus d’un fort impact émotionnel, cette installation a une vocation pédagogique tout en gardant un côté très ludique. 

 

fête de la musique, genève, street light orchestraComment ça marche?

Déplacez-vous d’un lampadaire à l’autre… Chaque lampadaire est équipé d'une lumière d'une couleur différente, diffusée en fonction du son: quand un lampadaire entre en action par rapport à sa famille d'instruments, il gagne en luminosité, pulse et bat en rythme avec la musique pour attirer l'attention du public, puis retourne à une douce lumière quand il redevient silencieux. Le jeu de lumière permet de suivre l'évolution du morceau sous chaque lampadaire.  

Les oeuvres diffusées en tournus:

- Edvard Grieg - Peer Gynt (dans l’antre du roi de la montagne)
- Richard Strauss - Le beau Danube bleu
- Igor Stravinsky - L’oiseau de feu
- Ravel - Le Boléro

Lieu: 
Fête de la musique, au bas du parc Beaulieu, Genève

Dates: 
Vendredi 19 juin de 19h à 1h
Samedi 20 juin de 14h à 1h
Dimanche 21 juin de 14h à 21h

 

Street Light Orchestra est proposé par Happy City Lab pour la Fête de Musique 2015 de la Ville de Genève, dans le cadre du concours "A vous de jouer !".

11/06/2015

Le piano perdu

pianos, genèveDeux concerts exceptionnels ont réuni les amoureux de la musique prêts à sortir des sentiers battus. 

Dans le cadre du projet « Jouez, je suis à vous » qui offre depuis 5 ans de nombreux pianos en libre service aux quatre coins du canton, Dan Acher (Happy City Lab) a trouvé, avec The Lost Piano, une nouvelle manière de repousser les frontières, autant de la ville que psychiques: il a installé un piano à queue perdu au milieu d’un champ, en pleine nature.

LiA et Kara Sylla Ka ont été les premiers artistes à tester ce tout nouveau concept les 9 et 10 juin 2015.

C’est une nouvelle expérience de la musique et une vraie aventure. On embarque une couverture, on enfourche son vélo ou on prend le bus, on sort de la ville… On aperçoit au loin un piano à queue, on s’approche, on s’installe. La nuit tombe petit à petit au milieu des notes. Puis il est temps de repartir, dans le noir, à la lampe de poche, après avoir partagé un moment magique et unique!

Jouez, je suis à vous

60 pianos dans 24 communes du Grand Genève (Canton de Genève, Ain, Haute-Savoie et Nyon)

Jusqu’au 21 juin 2015

Photos: ©Sébastien Puiatti et ©Happy City Lab
www.jouezjesuisavous.com

pianos, genève

pianos, genève

pianos, genève

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08/06/2015

Une vieille dame négligée…

Des morceaux de pelouse râpée et sèche, pas une seule belle plante en pot, pas un parterre de fleurs... Une terrasse avec des tables et chaises dépareillées, et 3 sortes de parasols publicitaires différents, dont plusieurs en piteux état. Où sommes-nous? 

Dans un café de quartier qui peine à tourner, au sein d’une ville qui boude la verdure? 

Pas du tout, nous sommes dans la cour du très vénérable et majestueux Musée d’Art et d’Histoire, au sein d’une ville qui soigne ses espaces verts à outrance, et qui sème sans compter dans les rues bambous, citronniers et bananiers en pot. 

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La cour en juin 2014 (même état constaté ce dimanche, quelques herbes en plus autour de la fontaine)


En résulte une triste impression d’abandon, tant par le Service des Espaces Verts qui semble ne plus y mettre les pieds (et encore moins les râteaux et les plantoirs), que par l’exploitant du Barocco, qui semble ne pas vouloir investir un centime dans un mobilier de terrasse confortable et quelques parasols assortis, alors qu’il pourrait se targuer, après de menus ajustements, de proposer une des plus bucoliques et de plus calmes terrasses de la ville. 

Il fut pourtant un temps, pas si lointain où cette cour était un peu plus accueillante…

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Mais aujourd'hui, la cour du MAH est une vieille dame qu’on ne nourrit plus, qu’on ne soigne plus, qu’on laisse mourir… Ou qu’on aimerait tuer, diront peut-être les mauvaises langues. 

Car, vous l'avez peut-être remarqué, depuis qu'on tente de nous fourguer le projet d'extension du Musée pondu par Jean Nouvel, cette majestueuse cour, outre le fait qu'on a cessé de la mettre en valeur, a soudain perdu comme par magie toute fonction et tout intérêt architectural. Elle serait même un frein à la circulation du public. Dès lors, pourquoi encore s’opposer au comblement de ce triste trou qui ne sert à rien et qui n’accueille pas grand monde? 

Consolons-nous avec quelques cours bichonnées et accueillantes, elles (mais on vous dira sûrement qu'au MAH, ce n'est pas possible...)

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Maison des Champs-Elysées, Paris

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Petit-palais, Paris

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Musée des Beaux-Arts, Lyon