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15/10/2013

La marge humaine

indemini_1_0.jpgLe récent aveu de "burn out" du comédien Thierry Meury dans la presse m'interpelle par son courage et sa sincérité. Il devrait nous permettre de nous remettre en question et nous poser toutes et tous cette question essentielle: "Et moi, est-ce que je cours le risque d'un burn out?".  Quel que soit notre domaine d'activité, ayons la lucidité de réaliser que la réponse sera, sauf si l'on s'est entièrement extrait du monde dit moderne, presque toujours "oui". 

Il est en effet de bon ton dans notre société trépidante de "poursuivre ses rêves", de "tout donner", et pas seulement au niveau professionnel. Nos vies peuvent difficilement être abordées en dilettante ou avec une certaine paresse, sous peine de se voir accusés de "ne pas faire les choses à fond", ou de "ne rien faire jusqu'au bout". Au-delà de la productivité que l'entreprise peut nous réclamer, nous nous imposons également de plus en plus d'être compétitifs dans tous les aspects de nos vies. La perfection est notre pire ennemi, et nous la nourrissons au quotidien de notre propre vitalité. 

Au-delà des enjeux professionnels, les réseaux sociaux peuvent également jouer un rôle dévastateur dans la spirale qui mène au burn out. Nos comptes Facebook, Twitter, Tumblr (et j'en passe) se doivent d'être alimentés, nourris, tels une bête féroce jamais rassasiée. Pourquoi? Parce que nos profils virtuels sont notre image donnée au monde, une image qui se doit d'être dynamique, productive, curieuse, avec des opinions, des prises de positions, des indignations, des loisirs, des amis, de bon repas, de belles vacances, des réussites professionnelles, des amours flamboyants. Ces leurres peuvent être, pour les plus fragiles d'entre-nous, des bouées qui maintiennent notre estime de nous-même à flot. 

Alors, en renonçant à des engagements et en s'éloignant pour s'offrir un espace de solitude, Thierry Meury a pris la bonne décision. Se donner du temps pour vivre, développer son imaginaire et sa créativité, ne rien faire ou même mal faire, est essentiel. Mais cela impose d'abandonner le culte des valeurs matérielles, de renoncer à certaines rentrées financières, et d'aller vers une certaine frugalité. 

On souhaite souvent à la victime de burn out de "se requinquer" et "revenir en pleine forme", c'est-à-dire de pouvoir reprendre le rythme effréné que ses engagements lui imposaient avant la "rupture". Mais comme pour un régime efficace sur le long terme, rien ne sert de s'affamer pour reprendre ensuite une alimentation riche, car le corps se "vengera" en réagissant violemment et nous entraînant dans une spirale dont il sera difficile de sortir. Oui, l'effet "yo-yo" ne touche pas seulement le corps, mais aussi l'esprit. C'est donc un changement de vie profond qui devrait s'imposer, avec de nouvelles valeurs. Savoir dire "non" ou "stop" avec comme seule justification que l'on veut se préserver, et garder du temps pour la paresse, les divagations et les errances. 

L'utopie, le rêve à atteindre, ne seraient-il pas une certaine bienveillance envers nous-mêmes et nos faiblesses? Notre éthique personnelle pourrait être de s'accorder cette "marge humaine" chère à Romain Gary, ce refuge dans lequel l'approximation est reine. Elle nous permettrait de lutter contre une société envahissante et de nous protéger contre la tentation d'une ambition dévorante. La maladresse, l'à-peu-près, le renoncement, l'abandon, ne seraient-ils pas au fond nos vraies libertés, dans le sens où ils nous accordent un espace pour exprimer notre humanité et conserver notre dignité? 

"Saboteur de l’efficacité totale et du rendement absolu, iconoclaste de la sueur et du sang érigés en système de vie, il allait faire tout son possible pour que l’homme demeurât à jamais comme un bâton dans ces roues-là. Il défendait une marge où ce qui n’avait ni rendement utilitaire ni efficacité tangible mais demeurait dans l’âme humaine comme un besoin impérissable, pût se réfugier".

Romain Gary, Les racines du ciel

Source d'inspiration (à lire absolument): "Romain Gary ou l'humanisme en fiction" de Nicolas Gelas (éditions L'Harmattan). 

04/10/2013

Au bistrot…

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- T'as voté, toi?

- Pour qu'on envoie pas l'armée aux chiottes? Ah ça oui!

- Non, je te parle de ce week-end, pour élire les Guignols qui nous gouvernent!

- Ah ouais, je me disais, il y a de plus en plus de mendiants qui tendent des prospectus… Mais au moins ils sourient. 

- Bah ils se forcent pour que tu votes pour eux…

- Mais j'ai pas bien compris, on choisit quoi? Les Maires? J'ai vu la tête de Salerno sur une affiche, mais elle ne l'est pas déjà, maire? 

- C'est pour l'Etat, pas pour la Ville. Tu ne lis pas le journal ou quoi? 

- Ben si, Le Matin, quand j'en trouve un sur une table. 

- C'est ce que je dis, tu ne lis pas le journal. Dimanche c'est pour les deux Conseils, là… Zut, je ne sais plus comment ils s'appellent. 

- Ah là où on s'envoie des verres d'eau à la figure? 

- Oui, celui-là, et l'autre, où il y a la Künzler qui fout le bordel avec les TPG. 

- Ah ben je vais voter, ils sont marrants, tous. 

- Ouais, on a bien rigolé ces dernières années, hein? 

- Mais à part ceux qui nous font rire, je ne connais personne, je choisis comment?

- Prend ceux qui ont une bonne tête sur les affiches! 

- Mais attend, tu crois que j'arrive à retenir les noms juste en voyant leurs tronches dans la rue? T'es marrant toi. 

- T'as raison, en plus j'ai regardé sur les bulletins, il n'y a pas de photos. 

- Bon, laissons-les se démerder entre eux, va. Tu reprends un ballon? 

02/10/2013

Henry Rappaz décrypté

145720.jpgLa publicité diffusée par le député (et membre du gouvernement depuis 8 ans, selon lui) Henry Rappaz en laisse plus d'un perplexe. Incompréhensible, confus, vous avez dit? Mais non, mais non, il suffit de lire entre les lignes… 

C'est un véritable chaos qui a pris origine dans "L'illusion politique" par une législation ayant imposé la migrobalisation!

Premier point, M. Rappaz n'aime pas, mais alors pas du tout la Migros. Mr Rappaz aime le petit commerce. La mainmise de Migros sur notre beau canton serait un cancer qui engendre le chaos, donc. Le délicieux néologisme de "migrobalisation" lui semble cher, puisqu'il l'utilisait en 2011 déjà dans son fameux "Les Egyptiens ont Moubarak! Les Genevois, eux, ont la migrobalisation!". Et qui aide à propager ce monopole plein de cellules malignes? La législation, qui défendrait les grands centres commerciaux aux dépends du boucher du coin. 

Vous qui allez acheter votre pain dans votre Migros de quartier, votre vin chez Denner, vos classeurs chez Office World, votre raquette de tennis chez SportXX, vos livres chez Ex Libris, vos vêtements chez Globus, vos tournevis chez Do It ou Obi, vos meubles chez Interio ou Micasa, qui faites vos achats en ligne chez LeShop, qui voyagez avec Hotelplan, qui prenez des cours d'anglais à l'école-club, qui demandez un soutien financier au Pour cent culturel, qui feuilletez Migros Magazine... eh bien vous êtes tout à la fois victimes et coupables. Si en plus vous avez l'outrecuidance d'aller faire vos achats dans un deux centres Migros en France voisine, là, vous êtes tout simplement irrécupérables. Et vous engendrez le chaos. 

Il est douteux d'éradiquer ce cancer, monopole, sans commencer par la suppression de certains partis politiques.

La faute à qui si Migros a pu s'étendre à ce point et occuper tous les terrains de la consommation? Les politiques bien sûr, qui se font des "illusions" en laissant faire, quand ce n'est pas en favorisant. Mais attention, tous les partis ne sont pas tombés sous la coupe de Migros, "certains" seulement. Lesquels? C'est facile, tous sauf le MCG, évidemment. A gauche, on est sûrement des bisounours qui ne voient pas le danger, et à droite, on doit forcément être complices du géant orange. Donc il faut éradiquer, supprimer. 

Eradiquer, c'est un verbe que le MCG aime bien. Mauro Poggia, candidat au Conseil d'Etat soi-disant modéré et fréquentable, l'aurait même utilisé récemment en parlant de l'"épidémie" des frontaliers. Allons, passons tout cela au Karcher: Migros, les frontaliers et les partis pleins d'illusions, et rêvons d'un monde meilleur, dans lequel une population 100% genevoise et à la botte du MCG fait ses achats uniquement dans des petits commerces de quartier, tenus par des Genevois de souche. 

Notre démocratie galvaudée par une bureaucratie idéologique destructive en souffre. 

Ceux qui soutiennent la migrobalisation seraient donc des ennemis de la démocratie, ils la galvaudent, la détruisent, la font souffrir. Rien que ça. Et là, c'est clairement par idéologie (oh le gros mot!). Ils le font exprès, ils y croient fermement ces bouffons! (oui, j'ai le droit de dire bouffons, c'est maintenant officiel). 

Bon, c'est assez clair, finalement, non? M. Henry Rappaz, en tant que député (non M. Rappaz, vous n'êtes pas au gouvernement, désolée), promet de faire tomber le groupe Migros et de tenter de supprimer tous les autres partis. S'il est réélu, regardez bien Léman Bleu les soirs de Grand Conseil, ça va saigner. Les moulins à vent n'ont qu'à bien se tenir!

Je vous laisse, je dois aller faire mes courses (non, pas à la Migros, quelle horreur). Et réfléchir, pour le combat suivant de M. Rappaz, à un néologisme qui lui permettra de s'attaquer à l'autre groupe, vous savez, celui qui détient InterDiscount, TopTip, Import Parfumerie, les bijouteries Christ, Fust, The Body Shop... Coopopole? 

29/09/2013

Désuète, l’écriture manuelle?

cursive2-774480.gifArticle paru dans Bilan, sous le titre "Le digital mine l’écriture manuelle".

"Je ne sais plus écrire à la main!" s'inquiétait récemment le blogueur Matthias Lüfkens sur la plateforme Internet de Bilan, invitant les lecteurs à se questionner au sujet de leurs propres aptitudes au maniement du stylo. 

Certes, nous sommes encore capables de faire une liste de courses sur un post it, de laisser une instruction sur le bureau d’un collègue ou de prendre quelques notes pendant une réunion. Mais qu’en est-il de l’écriture, sans ratures et de manière lisible, d’une vraie lettre ou d’un long texte? A l’ère des traitements de texte, des emails, des agendas électroniques, des blogs et des réseaux sociaux, nous exprimons principalement notre pensée via un clavier d’ordinateur, un ipad ou un smartphone. Et c’est une réalité qui ne concerne pas seulement les jeunes. 

Notre dextérité manuelle s’est déplacée du stylo qui glisse aux phalanges qui tapotent, et l’écriture manuscrite est de moins en moins utilisée au quotidien. Au placard, nos pattes de mouche ou cœurs en guise de points sur les i. Les mots sensuellement tracés à la main sur un joli papier à lettres ont pris un coup de vieux. Mais le tout à l’informatique n’est pas seul responsable. Le besoin de transmettre rapidement des informations, de pouvoir éditer ses textes sans ratures, de corriger automatiquement son orthographe, nous sont devenus indispensables dans le monde du travail. Sortie de la prise de note personnelle, notre communication avec les autres a entièrement intégré ces fonctions. La productivité se doit aujourd’hui de passer avant le plaisir du geste. 

"Sur mon bureau, il n’y a même plus de stylo. Quand je dois signer un document, j’emprunte le stylo d’un collègue", avoue encore Matthias Lüfkens dans son blog. Les ventes de fournitures pâtissent-elles effectivement de cette nouvelle tendance? "Étonnamment, non!", dément Jean-Marc Brachard, fondateur de la papeterie genevoise éponyme. "Avec les boutons de manchettes et la montre, le stylo haut de gamme reste le seul ornement qu'un homme peut s'offrir", analyse-t-il. Une dizaine de beaux stylos sont vendus chaque semaine dans cette enseigne de la rue de Corraterie, le plus souvent à des hommes entre 30 et 50 ans. La carterie de luxe tout comme les beaux papiers à lettre se vendent également toujours aussi bien. Il semble que la raréfaction de l'écriture manuelle lui confère désormais une plus grande valeur, et que celle-ci soit toujours privilégiée pour des échanges de qualité avec ses proches. 

C'est le cas pour Frédérique Reeb-Landry, directrice générale de Procter & Gamble à Genève. Même si elle avoue être "une adepte inconditionnelle du numérique et du virtuel au niveau professionnel", pour ses échanges plus personnels, la cheffe d'entreprise de 47 ans choisit exclusivement l'écriture à la main, celle-ci lui permettant "de mettre plus de chaleur et de personnalité dans le message". Elle avoue d'ailleurs posséder une demi-douzaine de plumes de couleurs d'encre différentes! 

Ainsi, notre écriture serait en passe de devenir plus une forme d'expression personnelle qu'un véritable moyen de communication de base. Malgré cette aura dont semble toujours bénéficier l'écriture manuelle, elle n'en est pas moins menacée de disparition à moyen terme. Le quotidien allemand Bild (le premier d’Europe en nombre d'exemplaires) titrait au mois de juin dernier "Au secours, l’écriture manuelle se meurt!" avec sa Une entièrement rédigée à la main. Un cri d’alarme bien pensé et marquant, même s’il semble que rien ne pourra plus inverser la tendance. 

Selon plusieurs études menées aux Etats-Unis et rapportées dans le "Journal of Cognitive Neuroscience", la perte de l'écriture manuelle nuirait au développement d’une certaine partie du cerveau. En effet, l'usage de la main pour une fonction aussi précise que la formation de lettres et de mots en écriture liée stimule l'activité cérébrale, notamment les régions du cerveau dédiées au langage et à la mémoire. Régions qui ne sont pas mises à contribution lorsqu'on appuie sur une touche de clavier ou lorsqu'on tapote sur son ipad ou son smartphone. Notre cerveau, avec sa formidable capacité d’adaptation, a intégré ces nouvelles habitudes d’écriture au clavier, tout en délaissant ses capacités pour les mouvements fins des doigts et du poignet. Résultat, une raideur et une fatigue rapides lorsqu’on utilise un stylo ou une plume plus de quelques minutes. Comme pour l'entraînement musculaire, moins on pratique, plus cela devient difficile, jusqu'à la perte quasi totale de la capacité à écrire correctement.

À terme, l’omniprésence des outils informatiques, ainsi que les exigences d’efficacité et de rentabilité imposées par le monde du travail, pourraient rendre les futures générations entièrement dépendantes des claviers et écrans tactiles pour communiquer, réduisant l’écriture manuelle à la portion congrue. Quelques mots mal griffonnés ici ou là sur des post it ou des cartes de vœux nous rappelleront peut-être avec nostalgie le temps des correspondances à l’encre violette sur des papiers à lettres agrémentés de loups ou de dauphins, avec enveloppes assorties. 

26/09/2013

Plaidoyer pour Nabilla

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A priori, je ne trouve absolument rien d'intéressant à cette jeune fille, ou en tout cas à l'image qu'elle transmet et qui est surexploitée jusqu'à la lie par les médias. "Bimbo/cagole à gros seins sans rien dans la tête", voilà tout ce qu'on croit savoir d'elle. Mais à force de la voir jouer malgré elle le rôle du "François Pignon" de la télé bobo parisienne et être invitée à une multitude de "dîners de cons" sur petit écran (Canal+ en tête), je la prendrais presque en pitié. 

Certes, elle n'a encore rien fait à part dire des bêtises dans une émission de télé-réalité, et elle n'est pas en reste pour continuer d'en dire à chaque fois qu'elle ouvre sa jolie bouche. Alors, jusqu'à la nausée, on lui pose qui les questions qui la feront trébucher, on se gausse entre gens de bonne compagnie, et devant elle, de ses réponses forcément savoureuses, on se repaît de chacune de ses réactions hors sujet, et on espère que c'est là, ce soir, sur ce plateau, que viendra la phrase culte suivante, celle qui pourra être reprise dès le lendemain dans tous les médias (en citant l'émission qui aura réussi à la susciter, marketing oblige). Ah comme on aime la railler et la descendre, cette starlette qui n'a rien fait de significatif! Ah comme ça fait du bien de se vautrer, à ses dépends et en public, dans sa bien-pensance! 

Comme on prend un plaisir malsain à savourer sa chance d'être en vie devant des faits divers sordides, on aime de même s'assurer et se rassurer de sa propre intelligence face à Nabilla. La jalousie de ceux qui se targuent de talent méconnu et incompris côtoie le désir coupable de ceux qui bandent devant ses seins refaits et sa bouche pulpeuse, tout en se défendant de succomber à ses attraits aussi artificiels qu'attirants. 

Il n'empêche que Nabilla, en ne faisant rien à part être partout, fait son bonhomme de chemin, en défilant pour Jean-Paul Gaultier, toujours à l'affût des "tendances" du moment qui pourraient lui donner un peu de visibilité médiatique (et là, dans une robe sublime, elle a fait un sans faute sur le podium, clouant pour un instant le bec de ses détracteurs), ou en publiant un livre plein de vide mais qui se vendra. 

Je ne suis de loin pas la seule à essayer de faire passer sa nausée en prenant le contrepied: contre toute attente, le nouveau magazine féministe "Bridget", concurrent un peu plagiaire de Causette, vient également de publier un plaidoyer vibrant en faveur de la bimbo (et de sa "cousine" la blonde Zahia). Défendre Nabilla, le nouveau trend de la boboitude médiatique qui tente d'avoir toujours un coup d'avance? Peut-être… Après tout, il faut bien trouver de nouveaux angles. 

Reconnaissons tout de même que Nabilla a l'art, sans efforts et tout naturellement, de jouer avec les réseaux sociaux et les médias. Une photo Instagram avec son amoureux par ci, une petite bagarre de rue par là, elle aurait à son service le meilleur des conseillers en communication qu'elle ne ferait pas mieux pour maintenir la fièvre initiée par un simple "allo, quoi". On l'accuse de brasser de l'air et d'en avoir à la place du cerveau, mais on ne peut pas s'empêcher d'en parler. Le vide est créé non pas par la demoiselle elle-même, mais bien par ceux qui le dénoncent avec comme objectif de "faire de l'audience". Mais attention, le dîner de cons finit toujours pas se retourner contre ses hôtes. 

Alors chapeau la miss, tu n'as encore rien fait qui puisse susciter une admiration sincère, rien prouvé sinon ta faculté à faire parler de toi, et rien montré à part ton décolleté, mais par tes frasques attendrissantes et à cause de l'opportunisme dégueulasse de ceux qui soufflent avec rage et avidité sur le buzz qui les fait vivre (et toi avec), tu as en tout cas donné à une obscure blogueuse sur le retour de ta région (et qui ne regarde pas la télé) l'envie de te défendre.