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Politique

  • +1000 arbres à Chêne-Bougeries : planter c'est bien, ne pas abattre c'est mieux !

    IMG_20151107_165104.jpgQuatre millions pour 1000 arbres plantés en 10 ans, c'est ce qu'a voté le conseil municipal de Chêne-Bougeries hier soir. Cet objectif ambitieux doit être atteint on seulement par des plantations dans les espaces publics, mais également en subventionnant les plantations chez les privés (avec 70% du territoire en zone villa, c'est incontournable).

    En votant cette délibération, nous les élus devons toutefois faire preuve de cohérence. On ne peut pas d'un côté voter des millions d'argent public pour replanter des arbres sur la commune et de l'autre concevoir ou accepter des projets de construction qui impliquent des abattages qui pourraient être évités, si ces projets avaient été conçus dès le départ avec la volonté de préserver la végétation existante.

    La délibération proposait également de subventionner la plantation d'arbres chez les particuliers. Selon un article paru récemment dans la Tribune de Genève, Chêne-Bougeries serait la deuxième commune du canton, après la Ville de Genève, à publier le plus d'avis d'abattages d'arbres depuis le début de l'année 2019. Ces abattages ont lieu principalement dans la zone villa. Nous devons lutter en parallèle contre l'application systématique de la dérogation prévue par l'article 59 alinéa 4 de la LCI qui permet de doubler la densité des constructions sur les parcelles en zone villa. Car pour densifier et poser des villas bunker bien serrées, il faut démolir les anciennes maisons, mais aussi couper des arbres !

    Alors oui replantons, mais avant tout PRESERVONS. Un arbre non abattu coutera toujours moins cher que d'en replanter ensuite. Et un arbre de grande taille préservé produira toujours plus d'ombre, de fraîcheur et d'oxygène qu'un petit arbre malingre dont on ne sait pas si la replantation sera pérenne.

    Catherine Armand
    Conseillère municipale "Alternatives pour Chêne-Bougeries"

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  • On ne passe pas !

    Le Conseil municipal de Chêne-Bougeries a été saisi pour un préavis sur un projet de plan de site du quartier des Arpillières (22 villas et un chemin privé sans issue), qui figerait la situation actuelle en zone 5, avec maintien des villas existantes et de la végétation.

    Un des éléments mentionné dans ce projet de plan de site était l’ouverture d’un accès direct à la Voie Verte et donc un droit de passage entre le chemin privé des Arpillières et la route de Chêne pour rejoindre la clinique des Grangettes et le tram 12. Cette perspective réjouissait notre groupe politique grand défenseur de la mobilité douce, et nous avait ainsi convaincus de voter favorablement ce préavis. 

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    En rouge, l'accès proposé

    Actuellement, dans le secteur compris entre le chemin de Grande-Canal et le chemin de Grange-Falquet, tous les petits chemins partant de la route de Chêne en direction de la Voie Verte sont sans issue et sans connection avec celle-ci. Et pour cause, aucune raison à l’époque d'ouvrir un accès à une voie ferrée ! L’arrivée de la Voie Verte est en train de modifier les habitudes des habitants, leurs besoins et les usages du domaine public. Ce bouleversement doit s’accompagner de mesures afin d’optimiser la présence de cette nouvelle voie de mobilité douce.

    Le gros quartier de la Gradelle n’est qu’à 160 mètres à vol d’oiseau de la clinique des Grangettes et de la connection avec le tram 12. Il faut pourtant faire un détour de près d’un kilomètre par le chemin de Grange-Falquet pour y accéder. Cela concerne les habitants qui souhaitent rejoindre rapidement la clinique ou le tram 12 vers le sud, mais aussi les élèves habitant entre la route de Chêne et la Voie verte et souhaitant rejoindre de façon plus sûre l’école primaire de la Gradelle ou le cycle de la Gradelle au nord.

    Il y a longtemps, bien inspirée, la commune de Chêne-Bougeries avait acheté, pour un usage ultérieur encore indéfini, une petite langue de terrain reliant la voie ferrée au chemin des Arpillières, en plein milieu de ce secteur. Chêne-Bougeries devenait ainsi également l’un des 22 co-propriétaires de ce chemin en forme de boucle sans issue et privé. C'est ce petit terrain de 50 mètres de longueur qui pourrait rapidement et facilement être aménagé pour créer cette liaison d'intérêt public.

    Parfait, non ? 

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    En pointillé, la propriété de la commune de Chêne-Bougeries, entre deux villas. 


    Mais... car oui, il y a un mais. 

    La réalisation de cette ouverture implique un droit de passage accordé par les 21 autres co-propriétaires du chemin de Arpillières. Droit de passage qu’ils refusent avec véhémence, inquiets d’éventuelles nuisances ou déprédations qui seraient engendrées par les piétons ou les vélos. C’est dans ce sens qu’un courrier a été adressé par l’association des habitants ARPICO au groupe PLR juste avant la tenue du Conseil Municipal, afin que cette opportunité de passage public soit retirée du projet de plan de site.

    Fidèle à sa défense des intérêts privés à court terme de quelques propriétaires de villas au détriment de l’intérêt public à long terme d’une grande partie des habitants de la commune, le groupe PLR de Chêne-Bougeries (qui a la majorité absolue au Conseil Municipal) a imposé par son vote unanime le retrait du passage dans le plan de site et refusé ainsi toute possibilité future de le réaliser. 

    Les habitants du quartier de la Gradelle et tous les élèves du secteur apprécieront.

    Le vote de la commune n'étant qu'un préavis, le dossier est maintenant entre les mains de l'Etat, en espérant que les propriétaires reviendront sur leur décision, et que l'intérêt public pourra éventuellement triompher. 

     

    Catherine Armand, conseillère municipale PS / Alternatives pour Chêne-Bougeries

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  • De l'indécence à l'utilité

    depenses-sociales-des-departements-l-inquietude-persiste-8905.jpgEn ouvrant la Tribune de Genève il y a quelques semaines, je me suis étranglée avec mon café en découvrant les montants des budgets de campagne annoncés par les différents partis en vue des élections de ce printemps au Grand Conseil et au Conseil d’Etat. « Selon les chiffres articulés par les neuf groupements ayant déjà annoncé des listes, les dépenses pour la campagne vont s’établir à 3,3 millions » (source Tribune de Genève du 9 janvier 2018).

    Le MCG, par exemple, annonce un budget de CHF 800’000.-, suivi par le PLR et GEM avec CHF 500’000.-. La gauche n’est pas en reste, avec CHF 350’000.- annoncés par le PS et CHF 200’000.- par Ensemble à Gauche. La plupart des budgets est en nette hausse par rapport à 2013.

    Ces chiffres sont indécents lorsqu’on sait que de plus en plus de Genevois peinent à s’en sortir au quotidien et à boucler leurs fins de mois. Les bénéficiaires de l’aide sociale ne cessent d’augmenter et les familles n’arrivent plus à économiser, quand elles peuvent payer toutes leurs factures !

    Comment peut-on faire des promesses d’améliorer le quotidien des Genevois tout en dépensant des sommes qui ne peuvent être que jugées indécentes par tous les citoyens qui luttent pour rester à flots, et cela simplement pour des affiches, des tous ménages, ou des habillages de tram ?

    Concernant La Liste pour Genève par exemple, nous avons reçu un devis de CHF 5’000.- d’une entreprise d’affichage de la place, pour la pose de 38 affiches pendant une semaine. Une goutte d'eau dans un océan d'affiches électorales ! 

    Après réflexion, nos membres ont estimé que cette somme ((qui représente un sixième du total de notre budget de campagne de CHF 30’000.-) pourrait être investie dans un geste plus concret et moins vain. Nous avons ainsi décidé de faire don de ces CHF 5’000.- à des associations locales dont l’action est en accord avec notre programme et les convictions de ses candidates et candidats.

    D’autre part, La Liste pour Genève encourage tous les partis engagés dans cette campagne à faire également don d’un sixième de leur budget de campagne pour faire avancer concrètement, avant même l’issue du scrutin, les causes sociales, environnementales ou culturelles cantonales qui leur sont chères et qui sont en accord avec leurs promesses de campagne.

    Si chaque parti accepte de renoncer à une campagne d’affichage (ou à un tous ménages ou à une autre action de communication onéreuse et peut-être peu utile au final), alors ce sont plus de CHF 550’000.- que pourraient se partager des associations dont l’action est essentielle pour les habitants de notre canton. Ce serait une première, jamais une telle action n’ayant été réalisée en Suisse dans le cadre d’une campagne électorale.

    Donner une vraie utilité immédiate à cette campagne, oeuvrer pour le bien commun au lieu de ne faire que brasser de l’air de façon coûteuse, ne serait-ce pas là un message fort à envoyer à la population, à l’aube de cette nouvelle législature ?

      

    Catherine Armand

    Candidate au Grand Conseil sur La Liste pour Genève
    Conseillère municipale à Chêne-Bougeries

     

  • La classe qui lutte

    ladder-576362_960_720.pngOn s’en sort, on lutte, on est dans la classe moyenne inférieure, pas dans la précarité, pas assisté, on est dans aucune statistique. Pourtant on est constamment sur le fil, au bord de l’abîme. On vit dans la peur du vide, on craint d’y être aspiré au moindre faux pas. On est pas trop cabossé par la vie, car on a toujours évité les coups de justesse.

    Cette classe moyenne inférieure dont je fais partie, fière de ne pas être dépendante des aides sociales, doit être mieux soutenue et protégée avec bienveillance pour la maintenir dans son autonomie et sa dignité. Elle coûtera ainsi bien moins cher à la société que si on la maltraite, et qu’on la fait basculer.

    On devrait avoir la garantie de pouvoir obtenir un appartement à loyer modéré même si on a un dossier estimé « faible »; on devrait être jugés par les employeurs sur nos compétences et notre expérience, pas sur notre âge ou ce qu’on coûtera en charges sociales; on devrait pouvoir avoir une dette ou une poursuite, la payer à son rythme et que sa cicatrice ne marque pas notre dossier pendant des années et nous ferme des portes; on devrait pouvoir payer son assurance maladie même avec un salaire modeste.

    Les citoyens ne demandent rien d’autre que cela. Que dans un canton et un pays riche, leurs besoins vitaux puissent être couverts avec leur salaire. Qu’on leur offre des conditions de vie décente en matière d’accès à l’emploi, à un logement et aux soins de santé. La politique actuellement pratiquée à Genève pousse de plus en plus de monde dans la précarité. Et quand les gens sont au fond du trou, et on les culpabilise et on leur reproche ensuite le coût élevé de l’échelle qu’on leur tend pour les faire remonter. Paradoxal !

    Catherine Armand
    Candidate au Grand Conseil sur La Liste pour Genève www.lalistepourgeneve.ch

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  • "Vous devriez faire autrement"

    Quand on est une simple citoyenne et qu’on est souvent indignée, par les inégalités et les injustices, par les décisions de nos dirigeants qui ne vont pas dans le sens de nos convictions, quand on a beaucoup de rêves pour sa commune, son canton ou la société en général, on peut ne rien faire, continuer de s’indigner ou de rêver, ou on peut au moins participer aux votations avec diligence, pour ne pas laisser les autres choisir et décider pour soi. Dans mon cas, après n'avoir longtemps rien fait (pas même aller voter), j’ai eu l’envie de passer de l’autre côté du miroir, de tenter d’agir plutôt que subir. J’ai tapé à la porte de plusieurs partis, j’ai observé, participé, mais je ne me sentais pas vraiment partie prenante, ni du discours, ni des décisions. Il est difficile en effet de faire sa place et d’apporter sa « patte » dans un grand parti très hiérarchisé. Alors, je suis allée plus loin. Avec d’autres qui avaient la même envie que moi, nous avons créé notre propre parti, qui nous ressemble et qui nous rassemble. 18 mois plus tard, voilà que nous créons un autre mouvement, plus large, afin de donner une place dans la campagne électorale qui s’annonce à des personnes qui veulent s’engager mais rester hors partis. Tout cela a demandé énormément de temps, d’énergie, de détermination. Avec un peu de naïveté, je pensais que -quelles que soient les convictions des gens-, ces efforts pour s’impliquer dans la société et y apporter sa contribution seraient être au moins respectés, surtout par ceux qui de leur côté ne font rien et râlent parce que rien ne change. Mais il faut savoir que c’est une des premières choses auxquelles on se confronte quand on se lance en politique: les "vous devriez faire ceci" ou les "pourquoi ne faites-vous pas cela", ou encore les "vous devriez faire autrement" de ceux qui ne vont même pas voter. Il faut mettre ça de côté et avancer ! Après tout, l'émergence de nouveaux partis ou mouvements n'est-elle pas un signe de la vivacité de notre démocratie ?

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