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19/02/2018

Abandon de poste

27173802_559694451056569_5161749659382367167_o.jpgLa Poste Suisse envisage de fermer 12 offices de poste dans le canton d’ici 3 ans. Celle de Chêne-Bougeries située à la route de Chêne est concernée, un coup dur pour cette commune de plus de 11’000 habitants qui a déjà vu son office de Conches être supprimé, pour finalement être remplacé -après une forte mobilisation des élus- par une épicerie avec service postal de base.  
 

Chêne-Bougeries, une commune en pleine expansion

Chêne-Bougeries se développe à un rythme soutenu avec de nombreux nouveaux immeubles construits et en projet dans tous les quartiers, mais principalement au centre et au nord de la commune. Cela représente pour ces prochaines années plus de 5000 nouveaux habitants. Maintenir un bureau de poste est donc indispensable dans une zone aussi dynamique. 

Et n’oublions pas le rôle social et humain d’un office de poste : Chêne-Bougeries est la ville romande comprenant le plus de retraités (un quart de la population) et 9% de personnes de 80 ans et plus. Certaines ont des difficultés pour se déplacer d’où l’importance de garder cet office ouvert. Notre office de poste renforce les liens sociaux, est un point de repère important pour ces personnes parfois isolées.

La fermeture des offices de poste nous touche tous dans notre quotidien ! Autant les habitants que les collaborateurs. Que deviendront les employés ? Replacés ? Licenciés ? Un service public, ce n’est pas une question de profit ou de non profit, c’est une question de droits.

Des élus locaux lancent une pétition et une motion

Pour sauver l'office de poste de Chêne-Bougeries, une pétition a été lancée par le PS Trois-Chêne Arve et Lac et le Parti Radical de Gauche, avec le soutien des syndicats Transfair et Syndicom. 1251 signatures ont été récoltées entre début décembre et mi-février, qui vont être envoyées prochainement à la direction de la Poste.

En plus de cette pétition, le groupe Alternatives (PS + Parti Radical de Gauche) a déposé une motion au Conseil municipal de Chêne-Bougeries demandant que le Conseil Administratif prenne contact au plus vite avec La Poste pour la convaincre que le dynamisme démographique de Chêne-Bougeries nécessite le maintien d’un office de poste, à son emplacement actuel ou à un autre emplacement, au centre ou au nord de la commune. Cette motion a été acceptée à l’unanimité par les élus le 25 janvier 2018.

La lutte continue pour conserver un office de poste dans notre commune !


* Les douze bureaux de postes menacés de fermeture sont les suivants: Anières, Avully, La Croix-de-Rozon, Bellevue, Chêne-Bougeries, Genève 11 Stand, Genève 17 Malagnou, Genève 5 Dépôt, Meinier, Perly, Châtelaine, Veyrier.

14/02/2018

La classe qui lutte

ladder-576362_960_720.pngOn s’en sort, on lutte, on est dans la classe moyenne inférieure, pas dans la précarité, pas assisté, on est dans aucune statistique. Pourtant on est constamment sur le fil, au bord de l’abîme. On vit dans la peur du vide, on craint d’y être aspiré au moindre faux pas. On est pas trop cabossé par la vie, car on a toujours évité les coups de justesse.

Cette classe moyenne inférieure dont je fais partie, fière de ne pas être dépendante des aides sociales, doit être mieux soutenue et protégée avec bienveillance pour la maintenir dans son autonomie et sa dignité. Elle coûtera ainsi bien moins cher à la société que si on la maltraite, et qu’on la fait basculer.

On devrait avoir la garantie de pouvoir obtenir un appartement à loyer modéré même si on a un dossier estimé « faible »; on devrait être jugés par les employeurs sur nos compétences et notre expérience, pas sur notre âge ou ce qu’on coûtera en charges sociales; on devrait pouvoir avoir une dette ou une poursuite, la payer à son rythme et que sa cicatrice ne marque pas notre dossier pendant des années et nous ferme des portes; on devrait pouvoir payer son assurance maladie même avec un salaire modeste.

Les citoyens ne demandent rien d’autre que cela. Que dans un canton et un pays riche, leurs besoins vitaux puissent être couverts avec leur salaire. Qu’on leur offre des conditions de vie décente en matière d’accès à l’emploi, à un logement et aux soins de santé. La politique actuellement pratiquée à Genève pousse de plus en plus de monde dans la précarité. Et quand les gens sont au fond du trou, et on les culpabilise et on leur reproche ensuite le coût élevé de l’échelle qu’on leur tend pour les faire remonter. Paradoxal !

Catherine Armand
Candidate au Grand Conseil sur La Liste pour Genève www.lalistepourgeneve.ch

29/11/2017

Sauvons la poste de Chêne-Bougeries !

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Après la fermeture du bureau de poste du quartier de Conches remplacée par des prestations postales de base dans une petite épicerie, la Poste Suisse a annoncé qu’elle avait pris la décision de fermer également le second bureau de poste de Chêne-Bougeries, situé en face de la mairie. Une ville de plus de 11’000 habitants se doit d’avoir son office postal et de pouvoir profiter du service public universel de la poste !  


Une ville en pleine expansion

Chêne-Bougeries se développe à un rythme soutenu avec de nombreux nouveaux immeubles construits et en projet dans tous les quartiers, mais principalement au centre et au nord de la commune. Le développement actuel et planifié de Chêne-Bougeries représente 2’697 logements dans des ensembles collectifs, soit près de 5’200 personnes en moyenne sur ces nouveaux quartiers1.

Cette poste est située juste au milieu de cet intense développement locatif !

Maintenir ce bureau est donc indispensable dans une zone aussi dynamique.

A ces constructions d’immeubles en zone de développement, il faut ajouter de la densification intense de la zone villas depuis la modification en 2012 de l’article 59 alinéa 4 de la LCI, qui voit aujourd’hui chaque villa vendue et détruite sur la commune être remplacée par une densité doublée de villas mitoyennes. Sachant que la zone villas représente plus de 70% du territoire de Chêne-Bougeries, il y a là aussi un potentiel de nouveaux habitants importants. 

Rappelons également que ce qu’on appelle le fameux « goulet » de Chêne-Bougeries, situé à deux pas de la poste, va prochainement commencer sa mue et abriter de nombreux logements, quelques commerces et une auberge communale. Chêne-Bougeries va enfin dans les années à venir retrouver son centre de village, et l’office de poste y aura plus que jamais une place de choix.

24% de personnes âgées sur la commune

Cette fermeture est inadmissible et représente une nouvelle attaque contre le service public de proximité et les conséquences vont bien au-delà de la simple disparition d’un guichet postal. Chêne-Bougeries est la ville romande comprenant le plus de retraités (près d’un quart de la population) et 9% de personnes de 80 ans et plus2. Certaines ont des difficultés pour se déplacer d’où l’importance de garder cet office ouvert. Notre office de poste renforce les liens sociaux, est un point de repère important pour ces personnes parfois isolées.

Aujourd’hui, Syndicom et le groupe Alternatives pour Chêne-Bougeries (Parti Socialiste + Parti Radical de Gauche réunis au sein du Conseil municipal) lancent une pétition demandant à la Poste Suisse le maintien de l’office de poste de Chêne-Bougeries.

La récolte sera symboliquement lancée ce samedi 2 décembre de 9h à 11h devant la poste de Chêne-Bougeries (route de Chêne 147, arrêt tram 12 Grange-Falquet), avec des prises de parole des initiants à 10h. La récolte se poursuivra pendant tout le mois de décembre et début janvier pour un dépôt auprès de la Poste mi-janvier 2018.

>> TELECHARGER ET SIGNER LA PETITION

 

1 Calcul de 1.9 personnes en moyenne par logement :

Pré-Babel (construit)
Hauts de Malagnou (construit)
Bessonnette (construit)
Nouveau Prieuré (construit)
Pré du Couvent (construit)
Rigaud-Nord + Codha (construit)
Pré-Babel 3 - Le Corylus (construit)
Falletti-Puthon (en cours)
Jules-Cougnard (en cours)
Odier-Chevillarde (en cours)
Surélévation Montagne (en cours)
Challendin (planifié)
Village de Chêne-Bougeries (planifié)
Rigaud-Montagne (planifié)
Chevillarde-Jules-Cougnard (planifié)
Malagnou –Paumière (planifié)

2 Source Tribune de Genève https://www.tdg.ch/geneve/grand-geneve/gland-chenebougeries-grand-ecart-generationnel/story/13322820

16/06/2017

Du goulet au village

Presque dix millions. C’est la somme votée par le Conseil municipal de Chêne-Bougeries le 15 juin 2017 pour la première étape de la rénovation de son « village », estimée en tout à environ 34 millions. Il faut dire que du fameux goulet à un vrai centre villageois, il y a du boulot.

Ce vote historique a été espéré, voulu, attendu par plusieurs générations de conseillers administratifs et conseillers municipaux de la commune, sans succès jusqu’alors. C’est dire à quel point je mesure la chance que j’ai, en tant que nouvelle élue, d’avoir pu lever la main en leur nom à toutes et tous! 

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Concrètement, ce premier crédit d’investissement de CHF 9'835'000.- TTC concerne les travaux de rénovation, transformation et reconstruction des bâtiments situés à hauteur des nos 21-23-25 et 27 de la rue de Chêne-Bougeries, dont le fameux café de la Fontaine, muré depuis le décès de sa gérante en 2016. En parallèle, une première tranche des travaux de rafraîchissement a été votée par le Conseil concernant l’ancienne maison de paroisse située au N° 2 du chemin De-La-Montagne, sans toucher à l’ancien théâtre pour l’instant.

Le dilemme de ce noeud stratégique situé sur l’axe entre Annemasse et le centre de Genève a toujours été de décider s’il fallait privilégier l’élargissement de la route et démolir ou préserver le patrimoine bâti bordant la rue, en renonçant à obtenir une largeur suffisante pour créer un site propre pour le tram.

Alors, démolir ou rénover? Pendant longtemps, les autorités communales ont été partisanes d’une démolition et d’une reconstruction totale (ce fut le choix de Chêne-Bourg avec son propre goulet, avec un succès mitigé pour ne pas dire catastrophique). De nombreux projets d’architectes, dont certains assez farfelus, sont passés sous les yeux des élus: Arcades à la bernoise, tour de 20 étages, densification extrême, bâtiments ultra-modernes, grande place vide… Une grande majorité en tout cas prônaient une démolition de l’ancien village. Au final, aucun n’a convaincu le conseil municipal et la commission des monuments et sites au point de trouver un consensus qui aurait permis d’aller de l’avant.

Aujourd’hui, la donne a changé. Avec l’arrivée du Léman Express et la volonté de l’État de favoriser trois autres axes traversant la commune (Florissant, Malagnou et Jean-Jacques Rigaud), il n’est plus apparu ineluctable pour Chêne-Bougeries de sacrifier son centre historique sur l’autel de la fluidité du trafic. Le processus de revalorisation a enfin pu être relancé pour que la ville retrouve un semblant de coeur et de lieu de rencontre pour les habitants.

Une fondation communale ad hoc a petit à petit (sur plusieurs décennies) racheté la plupart des bâtiments, afin de pouvoir être maître du destin de son village; tous les voyants sont donc au vert. Au coeur du nouveau projet officiellement lancé ce 15 juin se trouvent le maintien total des bâtiments existants, la création de logements pour étudiants et d’appartements, la réouverture d’une auberge communale et de commerces, la construction d’une immeuble de la CODHA sur l’arrière au chemin du Pont-de-Ville, et la création d’espaces publics arborés au centre.

Ainsi, le « goulet » ne sautera pas, mais redeviendra bien notre village.

20/05/2017

Et pour quelques briques de plus

3426733399.2.jpgEn 2012, la droite du Grand Conseil votait avec enthousiasme et à une large majorité le projet de loi 10891-A, qui permettait de doubler la densité des constructions sur les parcelles en zone villa, sans nécessité de modification de zone (en cinquième zone, la surface de la construction ne doit normalement pas excéder 25% de la surface de la parcelle). Le milieu immobilier trouvait là le moyen d’avoir les coudées franches jusqu’à 50% selon les cas.

La CGI, par la voix de son secrétaire général Christophe Aumeunier, se félicitait alors de « faire glisser le curseur d’augmentation des densités sans bouleverser le régime de la zone qui reste en parfaite conformité avec la loi » (1).

Cela semblait certes une bonne idée, « win-win » comme on dit. On construit du logement rapidement pour des gens qui rêvent de s’installer en zone villa, on fait du profit, tout le monde est content. Pour optimiser l’espace, on choisit principalement le modèle « bunker », qu’on empile un peu partout. Ca tombe bien, la villa LEGO est à la mode chez les architectes et fait briller les yeux des jeunes familles.

Seulement, depuis 2012, la machine s’est quelque peu emballée. L’article 59 alinéa 4 de la LCI (2) modifié par le Grand Conseil fait fureur, et est invoqué à plein régime. A Chêne-Bougeries, notamment. Des chiffres? Dans cette commune qui comporte 70 % de zone villa, 239 logements ont été construits ou sont en processus de construction en 4 ans et demi dans la zone 5, contre 173 pendant les 9 années qui ont précédé. Soit 310% d’augmentation de la moyenne annuelle depuis l’entrée en vigueur de la modification de la loi.

Cette accélération vertigineuse ne peut pas se faire sans la pression constante des promoteurs sur  les propriétaires de villas anciennes, qui sont souvent des personnes âgées. Car pour densifier et poser des bunkers bien serrés, il faut d’abord trouver de bons terrains, et démolir les anciennes maisons. Alors, on harcèle des personnes fragiles, on les pousse à vendre. Courriers, téléphones, visites à la porte, tout est bon.

Pour les communes, les conséquences sont importantes: ces nouvelles constructions entassées sur les parcelles de la zone villa échappent à toute planification stratégique cantonale ou communale. Comment dès lors prévoir suffisamment en amont les équipements publics (écoles, crèches, jauge des canalisations, levée des déchets, mobilité) nécessaires à l’arrivée de ces nombreux nouveaux habitants abrités dans toutes ces briques LEGO éparpillées sur le territoire communal ?

Malgré la gravité de la situation, il est piquant de constater que d’éminentes communes qui sont des bastions PLR sont les plus virulentes contre les effets de la modification de cette loi voulue et votée par leur propre bord politique, et qu’elles n’hésitent pas à faire systématiquement recours contre son application (souvent en vain, d’ailleurs). Le PLR est en train de scier la zone villa sur laquelle il est confortablement assis, et la modification de l’article 59 de la LCI pourrait bien lui rester dans le futur en travers de la gorge.

Catherine Armand

Conseillère municipale à Chêne-Bougeries
Membre du Parti Radical de Gauche - Genève

 

(1)  Source : http://www.cgionline.ch/usersimage/File/CGI-06122012.pdf

(2)  Loi sur les constructions et les installations diverses (LCI)

Art 59 alinéa 4

Lorsque les circonstances le justifient et que cette mesure est compatible avec le caractère, l’harmonie et l’aménagement du quartier, le département :

 a) peut autoriser, après consultation de la commune et de la commission d’architecture, un projet de construction en ordre contigu ou sous forme d’habitat groupé dont la surface de plancher habitable n’excède pas 40% de la surface du terrain, 44% lorsque la construction est conforme à un standard de haute performance énergétique, 48% lorsque la construction est conforme à un standard de très haute performance énergétique, reconnue comme telle par le service compétent;

b) peut autoriser exceptionnellement, lorsque la surface totale de la parcelle ou d’un ensemble de parcelles contiguës est supérieure à 5 000 m2, avec l’accord de la commune exprimé sous la forme d’une délibération municipale et après la consultation de la commission d’architecture, un projet de construction en ordre contigu ou sous forme d’habitat groupé dont la surface de plancher habitable n’excède pas 50% de la surface du terrain, 55% lorsque la construction est conforme à un standard de haute performance énergétique, 60% lorsque la construction est conforme à un standard de très haute performance énergétique, reconnue comme telle par le service compétent.

Source: http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_l5_05.html