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29/11/2017

Sauvons la poste de Chêne-Bougeries !

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Après la fermeture du bureau de poste du quartier de Conches remplacée par des prestations postales de base dans une petite épicerie, la Poste Suisse a annoncé qu’elle avait pris la décision de fermer également le second bureau de poste de Chêne-Bougeries, situé en face de la mairie. Une ville de plus de 11’000 habitants se doit d’avoir son office postal et de pouvoir profiter du service public universel de la poste !  


Une ville en pleine expansion

Chêne-Bougeries se développe à un rythme soutenu avec de nombreux nouveaux immeubles construits et en projet dans tous les quartiers, mais principalement au centre et au nord de la commune. Le développement actuel et planifié de Chêne-Bougeries représente 2’697 logements dans des ensembles collectifs, soit près de 5’200 personnes en moyenne sur ces nouveaux quartiers1.

Cette poste est située juste au milieu de cet intense développement locatif !

Maintenir ce bureau est donc indispensable dans une zone aussi dynamique.

A ces constructions d’immeubles en zone de développement, il faut ajouter de la densification intense de la zone villas depuis la modification en 2012 de l’article 59 alinéa 4 de la LCI, qui voit aujourd’hui chaque villa vendue et détruite sur la commune être remplacée par une densité doublée de villas mitoyennes. Sachant que la zone villas représente plus de 70% du territoire de Chêne-Bougeries, il y a là aussi un potentiel de nouveaux habitants importants. 

Rappelons également que ce qu’on appelle le fameux « goulet » de Chêne-Bougeries, situé à deux pas de la poste, va prochainement commencer sa mue et abriter de nombreux logements, quelques commerces et une auberge communale. Chêne-Bougeries va enfin dans les années à venir retrouver son centre de village, et l’office de poste y aura plus que jamais une place de choix.

24% de personnes âgées sur la commune

Cette fermeture est inadmissible et représente une nouvelle attaque contre le service public de proximité et les conséquences vont bien au-delà de la simple disparition d’un guichet postal. Chêne-Bougeries est la ville romande comprenant le plus de retraités (près d’un quart de la population) et 9% de personnes de 80 ans et plus2. Certaines ont des difficultés pour se déplacer d’où l’importance de garder cet office ouvert. Notre office de poste renforce les liens sociaux, est un point de repère important pour ces personnes parfois isolées.

Aujourd’hui, Syndicom et le groupe Alternatives pour Chêne-Bougeries (Parti Socialiste + Parti Radical de Gauche réunis au sein du Conseil municipal) lancent une pétition demandant à la Poste Suisse le maintien de l’office de poste de Chêne-Bougeries.

La récolte sera symboliquement lancée ce samedi 2 décembre de 9h à 11h devant la poste de Chêne-Bougeries (route de Chêne 147, arrêt tram 12 Grange-Falquet), avec des prises de parole des initiants à 10h. La récolte se poursuivra pendant tout le mois de décembre et début janvier pour un dépôt auprès de la Poste mi-janvier 2018.

>> TELECHARGER ET SIGNER LA PETITION

 

1 Calcul de 1.9 personnes en moyenne par logement :

Pré-Babel (construit)
Hauts de Malagnou (construit)
Bessonnette (construit)
Nouveau Prieuré (construit)
Pré du Couvent (construit)
Rigaud-Nord + Codha (construit)
Pré-Babel 3 - Le Corylus (construit)
Falletti-Puthon (en cours)
Jules-Cougnard (en cours)
Odier-Chevillarde (en cours)
Surélévation Montagne (en cours)
Challendin (planifié)
Village de Chêne-Bougeries (planifié)
Rigaud-Montagne (planifié)
Chevillarde-Jules-Cougnard (planifié)
Malagnou –Paumière (planifié)

2 Source Tribune de Genève https://www.tdg.ch/geneve/grand-geneve/gland-chenebougeries-grand-ecart-generationnel/story/13322820

16/06/2017

Du goulet au village

Presque dix millions. C’est la somme votée par le Conseil municipal de Chêne-Bougeries le 15 juin 2017 pour la première étape de la rénovation de son « village », estimée en tout à environ 34 millions. Il faut dire que du fameux goulet à un vrai centre villageois, il y a du boulot.

Ce vote historique a été espéré, voulu, attendu par plusieurs générations de conseillers administratifs et conseillers municipaux de la commune, sans succès jusqu’alors. C’est dire à quel point je mesure la chance que j’ai, en tant que nouvelle élue, d’avoir pu lever la main en leur nom à toutes et tous! 

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Concrètement, ce premier crédit d’investissement de CHF 9'835'000.- TTC concerne les travaux de rénovation, transformation et reconstruction des bâtiments situés à hauteur des nos 21-23-25 et 27 de la rue de Chêne-Bougeries, dont le fameux café de la Fontaine, muré depuis le décès de sa gérante en 2016. En parallèle, une première tranche des travaux de rafraîchissement a été votée par le Conseil concernant l’ancienne maison de paroisse située au N° 2 du chemin De-La-Montagne, sans toucher à l’ancien théâtre pour l’instant.

Le dilemme de ce noeud stratégique situé sur l’axe entre Annemasse et le centre de Genève a toujours été de décider s’il fallait privilégier l’élargissement de la route et démolir ou préserver le patrimoine bâti bordant la rue, en renonçant à obtenir une largeur suffisante pour créer un site propre pour le tram.

Alors, démolir ou rénover? Pendant longtemps, les autorités communales ont été partisanes d’une démolition et d’une reconstruction totale (ce fut le choix de Chêne-Bourg avec son propre goulet, avec un succès mitigé pour ne pas dire catastrophique). De nombreux projets d’architectes, dont certains assez farfelus, sont passés sous les yeux des élus: Arcades à la bernoise, tour de 20 étages, densification extrême, bâtiments ultra-modernes, grande place vide… Une grande majorité en tout cas prônaient une démolition de l’ancien village. Au final, aucun n’a convaincu le conseil municipal et la commission des monuments et sites au point de trouver un consensus qui aurait permis d’aller de l’avant.

Aujourd’hui, la donne a changé. Avec l’arrivée du Léman Express et la volonté de l’État de favoriser trois autres axes traversant la commune (Florissant, Malagnou et Jean-Jacques Rigaud), il n’est plus apparu ineluctable pour Chêne-Bougeries de sacrifier son centre historique sur l’autel de la fluidité du trafic. Le processus de revalorisation a enfin pu être relancé pour que la ville retrouve un semblant de coeur et de lieu de rencontre pour les habitants.

Une fondation communale ad hoc a petit à petit (sur plusieurs décennies) racheté la plupart des bâtiments, afin de pouvoir être maître du destin de son village; tous les voyants sont donc au vert. Au coeur du nouveau projet officiellement lancé ce 15 juin se trouvent le maintien total des bâtiments existants, la création de logements pour étudiants et d’appartements, la réouverture d’une auberge communale et de commerces, la construction d’une immeuble de la CODHA sur l’arrière au chemin du Pont-de-Ville, et la création d’espaces publics arborés au centre.

Ainsi, le « goulet » ne sautera pas, mais redeviendra bien notre village.

13/11/2015

Chêne-Bougeries ampute son budget d'aide au développement

gd2012-12-13.jpg Hier soir 12 novembre 2015, le budget 2016 de la ville de Chêne-Bougeries a été voté, avec 13 voix pour (PLR). Nous avons été 10 (Alternative et Verts) à refuser ce qui ne devait être que "rigueur et transparence", et qui s'est avéré "facilité et tour de vis social", marqué par un libéralisme agressif. Deux exemples...

- Le calcul du 0,7% dévoué à l’aide au développement sera dorénavant calculé sur la base du revenu des personnes physiques au lieu de le baser, comme ceci se fait habituellement, sur la totalité du budget. Grâce à ce tour de passe passe sournois, l’aide au développement se trouve amputée de CHF 82'000.- pour 2016.

- La droite préfère voir les Rroms chez eux que dans nos rues, ce n'est un secret pour personne. Elle claironne même depuis la crise des migrants "qu'il faut les aider là-bas" pour qu'ils soient moins tentés de venir à Genève. En parfaite incohérence avec cette tendance, la majorité de droite supprime du budget les CHF 10'000.- dévolus depuis plusieurs années à un partenariat avec un village roumain, Sântimbru, où la commune soutenait une école, stabilisant ainsi cette population dans sa région.

Chêne-Bougeries est une ville aisée, son budget 2016 présente un excédent de CHF 14'000.-, elle est sans dette et possède une belle fortune... Il nous semble qu'il est de son devoir de montrer l'exemple en matière d'aide au développement!

L'Alternative a tenté de convaincre la droite de rétablir ces deux lignes en acceptant enfin d'encaisser, au moins à 50%, la taxe professionnelle, dont sont actuellement exemptées les entreprises de la commune: refusé par le PLR, toujours soucieux de plaire à sa clientèle électorale...

Catherine Armand, conseillère municipale DAL (Alternative)