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28/02/2012

Le droit au silence

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Etre seul, vraiment seul, est devenu un luxe.
Ne pas être atteignable est impossible. 
Répondre quand on veut n'est pas une option. 
Ne pas réagir immédiatement est impoli.

Sms, emails, messages et commentaires facebook, répondeur du téléphone fixe et du portable. La valse des sollicitations donne parfois le tournis. Mais plus on me demande, plus ça me paralyse, et plus le temps passe, plus mon absence se prolonge, plus la pression devient forte, et plus je m'enfonce dans le mutisme.

Je revendique le droit au silence, au délai, à la disparition temporaire. Cela ne remet pas en question l'amitié ou même l'amour. Je vous aime toujours, mais je ne veux pas devoir vous aimer tous les jours. Je ne veux pas que vous parler devienne une obligation.

Un manque de compétences sociales? Peut-être. Rester une solitaire sociable à l'ère de l'hypercommunication est un pari difficile. Seuls les vrais amis peuvent comprendre, attendre, avoir confiance, ne pas s'inquiéter.

Soudain, l'impulsion, l'envie, le désir même. Les moments partagés sont alors beaux, vrais, intenses. Entre deux, parfois, rien, ou peu.

Et alors?