UA-73135419-1

03/05/2012

Néant

exit.jpeg

Je ne crois pas en la survie des synapses sans les neurones, ni n'assimile le néant à la paix. C'est dire si les "RIP" ont le don de m'agacer. Ces emplâtres émotionnels qui ne servent qu'à cacher notre terreur crasse de la non existence.

Je ne parle pas de la mort, qui ne nous embrasse que le temps d'une dernière exhalation, mais de ce qui dure éternellement, sans conscience. Sans rien. De ce qui a précédé notre naissance depuis l'aube des temps et suivra notre trépas jusqu'à la fin de temps. En souffrions-nous avant? Non. En souffrirons-nous après? Pas plus.

 

Ceux qui ont été tant désirés mais n'ont jamais pu être conçus.
Ceux qui l'ont été mais ne sont jamais nés. 
Ceux qui ont ouvert les yeux pour les refermer aussitôt. 
Ceux qui n'ont jamais atteint leur premier émoi amoureux ou leur premier baiser.
Ceux qui n'ont pas eu le temps de réaliser leurs rêves.
Ceux qui n'ont pas vu grandir leurs enfants.
Ceux qui n'ont pas vu naître leurs petits-enfants.
Ceux qui, si vieux, avaient encore tant à nous apprendre, à nous raconter.

Ils ne nous attendent pas. Ils ne veillent pas sur nous. Ils ne sont pas en paix. Leur enveloppe repose, mais le reste appartient au néant. Athée, je les aime d'autant plus tant qu'ils sont là.

00:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : mort, néant |  Facebook |