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28/12/2011

Le temps des résolutions

 

20121.jpegCulpabilité, faiblesse, procrastination... tout ce qui pousse à enfin être résolu à changer. A date fixe, chaque année. Une litanie ridicule, pathétique. Et finalement inutile.

Se débarrasser des mauvaises habitudes, arrêter de fumer, boire moins, même si on adore ça,

faire le ménage dans ses relations, et enfin virer les toxiques, même si on les aime bien, au fond,

se mettre au sport, commencer un régime, même si on se sent bien dans sa peau telle qu'on est,

appeler plus souvent sa grand-mère, même si elle n'entend plus rien de ce qu'on lui dit au téléphone,

partager plus de choses avec ses ados, même s'ils n'ont rien demandé,

cesser de choisir d'aimer des hommes complexes, même si on abhorre la banalité,

vouloir faire des économies, même si on sait qu'on ne gagnera pas plus...

Mais la résolution, par essence, s'effrite, se désagrège. Il ne restera bientôt que des regrets et la vague résolution renouvelée de faire mieux dès le 1er janvier suivant. Et le suivant.

Ou alors on y renonce, et on fume, on boit, on garde ses amis bizarres, on fait la larve, on bouffe, on délaisse sa grand-mère, on laisse ses ados glander, on l'aime malgré tout, et on dépense tout.