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  • Culture infertile à Chêne-Bougeries

    On me reproche aujourd'hui dans le cadre de la campagne électorale de critiquer la politique culturelle menée depuis 5 ans par le PLR à Chêne-Bougeries, et de ne jamais participer aux manifestations culturelles de ma commune. Je confirme que d'une part je n'accepte pas les billets gratuits proposés aux conseillers municipaux, et que d'autre part je boycotte les évènements culturels organisés par la commune car ils ne correspondent pas à mon approche de la culture.

    Pour moi, la culture est un des moteurs de la mise en relation des habitantes et habitants et de la lutte contre l’isolement. La démocratisation et l'accessibilité de la culture assurent la cohésion sociale et le vivre ensemble. Vouloir utiliser la culture à ces fins est une question de choix politique.

    La politique culturelle actuelle de la commune de Chêne Bougeries manque cruellement d'audace et de cohérence. La commune doit mettre les moyens nécessaires à une véritable politique culturelle, ce qui nécessite de mettre en place un service culturel dynamique, avec des collaborateurs disponibles pour suivre et accompagner les projets, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. 

    Chêne-Bougeries n'a d'autre part aucune stratégie et programme ses événements en fonction des propositions qui arrivent à la mairie. Il en résulte un patchwork difficile à qualifier. Quand on est programmateur culturel, on reçoit des dossiers et mails de propositions de spectacles et d'artistes constamment, on a pas forcément à toutes les traiter. Ce qu'on fait de ce genre de demande dépend de la stratégie de programmation qu'on s'est fixée, avec les publics qu'on veut atteindre, les différentes formes d'art qu'on veut présenter, selon la couleur qu'on veut donner à sa saison culturelle.

    L'idéal étant de trouver le moyen de toucher tous les publics à tour de rôle, et exceptionnellement simultanément avec quelques événements culturels rassembleurs et gratuits. Actuellement, les adolescents et les jeunes adultes sont souvent oubliés. Nous avons effectivement une fois par année un petit festival appelé "Deschaînés", organisé par les travailleurs sociaux de Chêne-Bougeries, Cologny et Chêne-Bourg, mais qui s'adresse surtout aux pré-ados.

    Candidate au Conseil administratif et intéressée par le dicastère de la culture (qui est par ailleurs mon métier, puisque je suis organisatrice d'événements culturels depuis 20 ans), je m'engage à proposer aux habitantes et habitants une programmation culturelle plus variée et plus audacieuse. Nous en avons les moyens, reste à en avoir la volonté !

    Catherine Armand
    Conseillère municipale
    Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries
    www.alternatives-chenebougeries.ch


    Je précise que ce blog ne vise pas à remettre en question le travail du service culturel et des employés communaux, mais bien les choix de la Conseillère administrative en charge.

  • La qualité de vie, un enjeu majeur dans toutes les communes

    arbres2.jpgQuand je suis arrivée à Chêne-Bougeries, il y a 27 ans, c'était par pur hasard. On nous y proposait un appartement (oui, à l'époque, on se faisait proposer des appartements...) avec un bout de jardin dans un cadre très vert ; un rêve pour un jeune couple qui attendait son premier enfant.

    Venant du quartier très minéral et froid des Nations, c'est comme une petite fille émerveillée que j'ai découvert ce cadre exceptionnel, dans un grand immeuble locatif certes, mais lové au bord de la Seymaz et ses grands arbres. J'y ai élevé mes deux garçons dans le calme, le chant des oiseaux, la proximité immédiate de l'école et des petits commerces, et un voisinage bienveillant. L'exemple même d'un quartier avec une belle "qualité de vie".

    Ah, la qualité de vie ! Elle est au coeur de toutes les promesses de campagne, de toutes les attentes des électeurs... L'urbanisation massive de notre canton ces dernières années, guidée par un plan directeur cantonal obnubilé par la production de logements, met cette thématique en tête des préoccupations des élus et candidats, à gauche comme à droite.

    Partout où on estime qu'elle est encore présente, on tente de la préserver à tout prix en freinant la densification à coup de recours, d'oppositions, de moratoires ou de plans de site. Là où elle n'a pas été un critère déterminant dans les projets de construction, on se plaint, on dénonce, on réclame. Dans les plans localisés de quartier en négociation ou en cours de construction, on se bat pour quelques arbres de plus, des jeux d'enfants, des locaux associatifs, des cheminements de mobilité douce, des lieux de rencontre. Parfois en vain, tant ces aspects sont souvent négligés ou ignorés par les promoteurs, ou relégués en fin de projet (s'il reste du temps et un peu d'argent), juste avant le dernier coup de balai.

    Pour ma part, mon plus grand souhait est que chacune et chacun puisse ressentir et expérimenter au quotidien la qualité de vie dont j'estime bénéficier. Pas mue par une quelconque culpabilité d'avoir autant de chance, mais parce que se sentir bien dans son lieu de vie est une condition fondamentale du bien-être, et donc une des clés du bonheur.

    Catherine Armand
    Conseillère municipale
    Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries
    www.alternatives-chenebougeries.ch

  • La politique pas à pas

    marche,randonnée,politique,électionsLors de ma dizaine de kilomètres de marche quotidienne, je traverse ma commune de part en part pour aller travailler aux Pâquis. Je l’arpente également longuement en dehors de mes trajets pendulaires. J’ai la chance de vivre à Chêne-Bougeries, une commune très arborée, qui va caresser l’Arve au sud et s’ouvre sur la campagne au nord. Je peux dire que j’en ai foulé chaque trottoir, chaque rue, chaque chemin de promenade. Je l’ai explorée méthodiquement, presque amoureusement, pour en découvrir la moindre infractuosité.

    Je connais ses belles qualités, mais aussi ses défauts et ses faiblesses. Un trou dans un trottoir, un panneau de direction en mauvais état, un abribus manquant, un banc abimé, un arbre souffrant… mais aussi une petite fleur dans le béton, un écureuil sur une branche, un nain de jardin original, une ancienne maison pleine de charme ; quand on est dans l’espace-temps de la marche, lent et intimiste, rien ne nous échappe, pour peu que tous nos sens soient dédiés à cet échange entre nos semelles et le monde.

    Et il y a les gens aussi. Deux marcheurs qui se croisent peuvent se regarder dans les yeux, se sourire, se dire bonjour, avec cette connivence sereine de ceux qui savent qu’il sont en train de prendre le temps de vivre. Cette connexion, je la mets en ce moment au service de ma campagne, je l’avoue, et la carte postale de présentation de ma candidature vient compléter le regard échangé.

    Pendant ces pérégrinations solitaires, je peaufine et mets à l’épreuve mon discours politique, mes formules choc, je prépare mes interventions télévisées ou je commence à écrire mentalement un billet pour mon blog. Mon esprit s’envole, mon coeur s’ouvre, mon corps prend ses aises et se déploie, et me propulse dans un état de contemplation active dans lequel avancer me permet paradoxalement de prendre du recul sur ma vie, mes sentiments, mes projets, mon engagement politique.

    Et si vous alliez au local de vote en marchant le 15 mars?

    Catherine Armand
    Conseillère municipale
    Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries
    www.alternatives-chenebougeries.ch

  • Candidate 24/24

    Chère candidate, as-tu bien mesuré, quand tu t’es engagée dans la course au Conseil administratif de Chêne-Bougeries, les conséquences au quotidien de ton choix ? Dans ton quartier, et peut-être dans toute la commune (si ta communication est bien faite), tu n’es plus une inconnue qui peut passer inaperçue. Ton nom et ton visage s’étalent partout dans les rues et dans toutes les boîtes aux lettres…

    Alors fini d’aller vite acheter du lait à la Coop en survêtement rose ou de descendre les poubelles les cheveux en bataille; tu n’es plus la dame blonde du 110, mais la candidate à la mairie. Sur le chemin pour aller prendre ton bus, tu te dois de dire bonjour à tout le monde (au cas où on t’aurait reconnue). A l’arrêt TPG, ta photo est juste derrière toi, tu fais mine de l’ignorer, mais tu vois le regard des gens qui passent de l’une à l’autre, en se disant "tiens, c’est elle". Tu as toujours des flyers dans ton sac à dégainer si on t’aborde, et même si finalement c’est pour flirter ou te demander 2 balles, tu dois faire bonne figure.

    L’espace public autour de chez toi devient ton terrain de jeu principal, et tes voisins et les passants, des cibles. Mais la subtilité doit rester de mise… Avant de brandir un dépliant pour ta charmante voisine de l’allée d’à côté, tu n’omets pas de demander des nouvelles de sa santé et de sa chienne. Son "en tout cas, je ne voterai pas pour Machin", fait ta journée, tout comme le "vous êtes encore plus belle que sur votre dépliant" du monsieur devant la poste.

    Oui chère candidate, ton quotidien et ta vie dans ton quartier vont encore être chamboulés quelques semaines. Que dis-je quelques semaines ? Si tu es élue au Conseil administratif, tu seras en représentation "de rue" pour 5 ans, toujours impeccable, toujours souriante, toujours disponible, le survêtement rose croupissant au fond du placard et la brosse à cheveux toujours à portée de main…

    Catherine Armand
    Conseillère municipale
    Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries
    www.alternatives-chenebougeries.ch