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Environnement - Page 2

  • Réalités associatives

    A l’heure du vote des budgets communaux et cantonaux, dans lesquels les lignes de subventions aux associations sont toujours fragiles et parfois remises en question, il me semble utile de faire part de mon témoignage, pour tenter de contrer certains a-priori concernant ce milieu.
     
    Je travaille dans le milieu associatif depuis 18 ans, d’abord dans le domaine de l’environnement, puis de la culture. La première association que j’ai co-créée s’appelait TerraWatt - énergies pour un développement durable. Elle ne recevait qu’une subvention en nature pour le prêt de locaux, et nous nous sommes battus pendant 8 ans pour créer et maintenir plusieurs postes de travail fixes, et de nombreux postes temporaires. Notre fonctionnement était celui d’une petite PME, tout en étant d’utilité publique.
     
    En 2009, nous avons fusionné TerraWatt avec Agir21 (une autre association créée avec Dan Acher et quelques autres) pour donner naissance à Terragir - énergie solidaire, encore active aujourd’hui à Meyrin et créatrice d’emplois. J’ai ensuite rejoint deux autres associations actives dans le domaine de la culture, Tako et CinéTransat, créées par Dan Acher et dont j’ai repris la co-direction l’année dernière. Seule CinéTransat reçoit une subvention d’environ un tiers de son budget, Tako travaillant sur mandats. Ces deux associations sont également gérées comme des PME, avec tous les soucis et écueils que cela comporte, et génèrent chaque année des emplois.
     
    Cela fait donc 18 ans que je suis seule responsable de mon petit salaire, par la recherche de fonds, de mandats, de sponsors, d’annonceurs, de dons, etc. Ce n’est pas facile tous les jours, et comme tout indépendant ou patron de petite PME, la sécurité de l’emploi et la sécurité financière ne sont jamais assurés.
     
    Cette réalité est vécue par toutes les petites associations genevoises, qui se battent pour exister, créer et maintenir des emplois et des prestations. Elles répondent à des besoins de la population dans de nombreux domaines, que l’Etat et les communes n’ont ni les moyens ni les compétences de prendre en charge.
     
    On entend parfois que nous, monde associatif, vivons sous perfusion des subventions et nous y complaisons. Je n’en connais aucune, parmi celles avec qui je collabore, qui se paie grassement ou nage dans l’opulence. Nous nous en sortons en renonçant souvent à s'attribuer des salaires en relation avec nos compétences et notre expérience, ou grâce au soutien de bénévoles.

  • +1000 arbres à Chêne-Bougeries : planter c'est bien, ne pas abattre c'est mieux !

    IMG_20151107_165104.jpgQuatre millions pour 1000 arbres plantés en 10 ans, c'est ce qu'a voté le conseil municipal de Chêne-Bougeries hier soir. Cet objectif ambitieux doit être atteint on seulement par des plantations dans les espaces publics, mais également en subventionnant les plantations chez les privés (avec 70% du territoire en zone villa, c'est incontournable).

    En votant cette délibération, nous les élus devons toutefois faire preuve de cohérence. On ne peut pas d'un côté voter des millions d'argent public pour replanter des arbres sur la commune et de l'autre concevoir ou accepter des projets de construction qui impliquent des abattages qui pourraient être évités, si ces projets avaient été conçus dès le départ avec la volonté de préserver la végétation existante.

    La délibération proposait également de subventionner la plantation d'arbres chez les particuliers. Selon un article paru récemment dans la Tribune de Genève, Chêne-Bougeries serait la deuxième commune du canton, après la Ville de Genève, à publier le plus d'avis d'abattages d'arbres depuis le début de l'année 2019. Ces abattages ont lieu principalement dans la zone villa. Nous devons lutter en parallèle contre l'application systématique de la dérogation prévue par l'article 59 alinéa 4 de la LCI qui permet de doubler la densité des constructions sur les parcelles en zone villa. Car pour densifier et poser des villas bunker bien serrées, il faut démolir les anciennes maisons, mais aussi couper des arbres !

    Alors oui replantons, mais avant tout PRESERVONS. Un arbre non abattu coutera toujours moins cher que d'en replanter ensuite. Et un arbre de grande taille préservé produira toujours plus d'ombre, de fraîcheur et d'oxygène qu'un petit arbre malingre dont on ne sait pas si la replantation sera pérenne.

    Catherine Armand
    Conseillère municipale "Alternatives pour Chêne-Bougeries"